La commune va d’abord mettre plusieurs rues en desserte locale en espérant réduire la circulation provenant du parc.

Les problèmes de mobilité, les Brugelettois en savent quelque chose, eux dont l’entité abrite le parc Pairi Daiza qui draine un nombre croissant de visiteurs, générant un trafic sans cesse plus important sur le territoire de cette petite entité rurale de moins de 4 000 âmes.

Le conseil communal vient d’approuver de nouvelles mesures visant à réduire la circulation dans certaines voiries inadaptées pour absorber un tel charroi qui occasionne des nuisances et une forme d’insécurité dont se plaignent les riverains.

Celles-ci consistent à créer une zone à desserte locale englobant le Grand Chemin, la rue de Cambron, la rue de Bollignies, sans oublier le chemin du Pire et celui de Ma Sœur Capelle (Gages).

En attente d’une réponse

" Nous attendons à présent l’accord du SPW pour installer les panneaux de signalisation nécessaires ", commente le bourgmestre André Desmarlières (LM/PS). Ce dernier ne se fait néanmoins guère d’illusions quant à l’efficacité de ce futur règlement censé répondre aux attentes de ses concitoyens.

" Nous avons beau prendre ces nouvelles dispositions, si la police n’est pas présente ou trop peu pour les faire respecter, je crains que celles-ci ne servent pas à grand-chose. À défaut d’être les plus rapides, certains automobilistes essaient d’emprunter les trajets les plus courts ."

Le gros problème vient de ces applications GPS (Waze, etc) qui renseignent sur les difficultés de circulation en temps réel et envoient bon nombre de conducteurs sur ces petites routes dès que celle du contournement de Cambron-Casteau bouchonne un peu trop.

Isabelle Liégeois (Brugelette Ensemble) redoute un report du trafic sur d’autres voiries. Pour elle, il serait plus judicieux d’élaborer un plan global de mobilité et de circulation sur l’ensemble de la commune. Le bourgmestre préconise, pour sa part, la mise en place d’un plan de mobilité régional et pas uniquement communal.

À ce surcroît de trafic pour lequel il n’existe pas de solution miracle s’ajoutent les excès de vitesse comme le démontrent les résultats des derniers contrôles radars.

Durant la semaine du 21 au 28 octobre, le Lidar a relevé 107 infractions (dont 3 de camions) rien que dans la rue de Bauffe, laquelle a vu transiter 20 314 véhicules et 850 camions.

Au cours de la même période, 58 P.-V. ont été dressés le long de l’avenue Saint-Martin (Attre) où était placé le radar de la zone de police Sylle et Dendre.