Pays Vert Directeur de l’expo, Yves Schepens était présent, il y a 50 ans, lors de la soirée d’ouverture du festival.

Commissaire de l’exposition actuellement visible à la maison des randonneurs, Yves Schepens, 70 ans, figure parmi les témoins privilégiés du festival d’Amougies organisé en 1969 sur le territoire de l’entité enclusienne. Originaire de Renaix, il fréquentait, à l’époque, l’Académie des beaux-arts de Tournai, dont il sortira avec un diplôme de publiciste.

"En plus d’évoluer dans le milieu artistique, j’étais déjà à 20 ans un grand fan de musique, avec une préférence pour le rhythm and blues et Marvin Gaye, que j’ai eu la chance de voir en concert à Ostende. Tout comme Jimi Hendrix lors de son passage en 1967 dans une petite salle mouscronnoise."

Si Yves Schepens n’a assisté qu’à la soirée d’ouverture du Woodstock amougien programmée le vendredi 24 octobre 1969, il en garde des souvenirs bien précis dans un petit coin de sa tête.

" Habitant à dix kilomètres de là, je n’avais pas une longue route à faire. Je m’y suis rendu avec deux amis. Je me remémore très bien le concert de Colosseum (groupe de jazz-rock) tout en ayant un vague souvenir de celui de Ten Years After ", raconte Yves Schepens.

En revanche , notre interlocuteur n’a pas eu l’occasion d’assister au récital des Pink Floyd qui se produisait le lendemain sous le même chapiteau dressé à proximité de l’aérodrome.

Pour la petite anecdote, Yves Schepens épousera plus tard la fille de l’agriculteur ayant prêté ses prairies aux organisateurs du festival coïncidant avec l’apogée du mouvement hippie.

" Tout le monde avait les cheveux longs, y compris moi-même. C’était le début des premiers festivals. Aujourd’hui, il y en a pratiquement chaque week-end ", poursuit Yves Schepens. En 1972, ce dernier effectuera avec une trentaine d’amis étudiants, au départ de Roulers, un road trip de 36 000 kilomètres qui le mènera à bord d’un vieux bus sur les chemins de Katmandou, au Népal, destination privilégiée à l’époque des hippies du monde entier.