Sous l'ancienne législature, en octobre 2015, le collège communal avait proposé à la commission royale de toponymie et de dialectologie une liste de dénominations pour les voiries du nouveau quartier de la sucrerie : place du Grand Bassin, square de la Demi-Lune, rue de la Cigogne, rue de la Candiserie et promenade Guy Spitaels.

Afin d'éviter que le quai de l'Entrepôt ne soit divisé en deux parties disjointes, l'équipe scabinale de l'époque avait décidé la même année de prolonger l'appellation "rue des Bateliers" à la portion de vorie comprise entre la rue du Grand Pont et la place du Grand Bassin.Ces suggestions ont été approuvées par le conseil communal en février 2016 mais la prolongation de la dénomination concernant la rue des Bateliers n'a toutefois pas été mise en oeuvre jusqu'à la pose en 2020 de la plaque d'identification de celle-ci par le service technique. 

Des riverains se sont étonnés de la décision et un groupe de travail rassemblant les services concernés a mis au jour des difficultés. Ainsi, il apparaît impossible de trouver une logique de numérotation sur une voirie qui s’étendra en forme de trois branches, à savoir la rue des Bateliers existante et les parties du quai de l’entrepôt de part et d’autre.

"Maintenir simplement la dénomination du quai de l’Entrepôt sur ces deux branches pourrait être source de confusion, notamment pour l'usage des GPS, car la partie du quai de l’Entrepôt du côté du Pont Carré serait disjointe en étant séparée par la Promenade Guy Spitaels", font savoir les autorités communales. 

Compte tenu qu'il est nécessaire d'assurer une numérotation sans équivoque, et que des changements seront nécessaires dans les adresses des riverains de la partie du quai de l'Entrepôt concernée, le collège actuel a décidé, en mai dernier, de proposer au conseil communal d'amender sa décision du 1 février 2016 en créant deux nouveaux noms de rues mettant à l'honneur deux personnalités féminines faisant partie intégrante de l'histoire locale. 

Il s'agit, en l'occurrence d'Anne-Marie Leroy et de Catherine Seghin. Ces deux femmes originaires de la capitale du Pays Vert ont participé au mouvement révolutionnaire de 1830, dont la première est passée dans le folklore local à travers la ducasse.

De cette manière, la rue des Bateliers sera maintenue telle que dans la situation actuelle, c'est-à-dire de la chaussée de Mons jusqu'en face du canal, et les deux tronçons du quai de l'Entrepôt, allant respectivement de la rue du Grand Pont à la rue des Bateliers, et de celle-ci à la place du Grand Bassin, se verrontt attribuer respectivement ces nouveaux noms. L'avis de la commission royale de toponymie et de dialectologie a été sollicité et elle a émis un avis favorable sur ces propositions qui viennent d'être soumises à l'approbation unanime des mandataires de la cité des Géants.