Le jeune Anthony témoignait récemment à la barre du tribunal correctionnel afin de s'expliquer des faits qu'il a commis courant 2018. On reproche à celui-ci d'avoir détenu du cannabis et d'avoir vendu des stupéfiants à plusieurs mineurs de la région d'Ath. Lors de l'audience, le prévenu a reconnu avoir détenu du cannabis durant cette période. Cependant, il a contesté avoir vendu cette drogue à des jeunes adolescents. 

"Je reconnais la détention de cannabis mais je conteste la vente. Il m'arrivait seulement, de temps en temps, de dépanner. Je ne savais pas que ces personnes étaient des mineurs", déclare Anthony.

Des boîtes à tartines comme cachette


Plusieurs mineurs ont donc été entendus à la suite de cette affaire. Ces derniers ont avoué s'être rendus à plusieurs reprises chez Anthony afin de se procurer des stupéfiants. Selon des témoignages, les jeunes adolescents devaient passer par le garage dans lequel, le cannabis était stocké dans des boîtes à tartines. Durant une perquisition en 2019, les services de police ont retrouvé trois grammes de stupéfiants au domicile du prévenu et plus précisément, dans le garage.  

Anthony n'a pas d'antécédent judiciaire mais vu la gravité des faits, le représentant du ministère public requiert tout de même, une peine de dix-huit mois d'emprisonnement.

Pour l'avocate du prévenu, il est évident qu'Anthony était un consommateur de cannabis à cette époque. D'ailleurs, les trois grammes retrouvés lors de la perquisition, étaient destinés à sa consommation personnelle et non à la vente. Bien entendu, Anthony dépannait de temps en temps certaines personnes mais le garage était surtout un squat où tout le monde se retrouvait pour fumer. Cinq personnes ont dit avoir acheté au domicile d'Anthony directement à la porte du garage sauf que, on ne sait pas vraiment si c'était bien lui le vendeur.

Aujourd'hui, le prévenu travaille et ne consomme plus de cannabis depuis qu'il a terminé ses études. L'avocate sollicite donc la suspension du prononcé pour la détention de cannabis, l'acquittement pour la vente ou à titre subsidiaire une peine de travail.

Le jugement sera prononcé le 15 avril.