Christophe et Mélissa se trouvaient devant la barre du tribunal correctionnel de Tournai afin de s'expliquer sur les faits qui ont été commis en 2017 et en 2019. 

Les premiers faits se sont passés en face de la gare d'Ath. Alors que trois jeunes se promenaient sur le trottoir, ces derniers vont être frappés par cinq personnes dont Christophe et Mélissa qui étaient sous l'emprise de l'alcool. 

"Je ne me rappelle pas exactement des faits, j'étais sous l'influence de l'alcool", déclare Christophe.

Bien que deux témoins aient vu les deux prévenus donner des coups aux trois jeunes, Mélissa ne semblait pas avoir la même version des faits. 

"Je suis restée dans la voiture, j'étais la conductrice. Je conteste donc avoir porté des coups. Dans mon casier judiciaire, vous pouvez bien voir que je ne suis pas quelqu'un de violent", ajoute la jeune femme. 

Une altercation à une pompe à essence

En juin 2019, Christophe a fait à nouveau preuve de violence et s'en est pris à un individu avec lequel il avait déjà eu une altercation auparavant. 

"Je reconnais avoir porté des coups et eu des propos notamment racistes. Je souhaitais défendre ma compagne. Quelque temps avant cette altercation, j'avais eu un différend avec la victime car il avait uriné sur ma façade. Un jour, nous l'avons croisé à une pompe à essence, ma compagne est sortie et ils se sont disputés à propos de cette histoire. La victime a directement porté deux coups-de-poing et il l'a poussée au sol. J'étais sous l'influence de l'alcool, j'étais donc plus agressif. Il m'a insulté et je l'ai frappé", déclare le prévenu. 

Mélissa ne possède pas d'antécédent mais le représentant du ministère public requiert tout de même une peine de quatre mois d'emprisonnement. Quant à Christophe, qui a un casier judiciaire assez rempli, six mois d'emprisonnement ont été sollicités. 

L'avocat de Christophe ajoute devant la barre que ce dernier a un réel problème avec l'alcool. Cependant, depuis le mois d'août, il a arrêté sa consommation et se reprend en main. L'avocat sollicite donc un sursis probatoire. En ce qui concerne Mélissa, une suspension simple du prononcé a été demandée à titre principal ou à titre subsidiaire, une peine de travail.

Le jugement sera prononcé le 29 avril.