Fred (prénom d'emprunt) devait comparaître devant le tribunal correctionnel de Tournai pour des faits de coups et blessures à l'égard de son ex-compagne. Après de multiples séparations, le prévenu est arrivé au domicile de la victime fortement alcoolisé. "Le 28 décembre 2019, il est venu chercher ses affaires. Il m'a dit qu'il souhaitait m'en mettre une. J'ai donc esquivé une gifle avant de tomber sur le sol où il m'a donné des coups au niveau du thorax", a indiqué Julie (prénom d'emprunt).  
 
Malgré les déclarations de la victime lors de son audition et devant la juge, le prévenu a totalement nié les préventions en retournant complètement la situation. "C'est elle qui s'en prenait à moi, je l'ai simplement repoussé pour éviter les coups", a répliqué Fred. "Quand je bois un verre, je ne suis pas violent". 
 
Menacée avec une tronçonneuse
  
Aujourd'hui, Julie souhaite que justice soit faite. "Il paraît qu'il faut sept séparations pour quitter son bourreau. J'ai réussi au bout de la 5ème fois. J'ai enfin su me défaire de son emprise". Travaillant au CPAS d'Ath, Fred a déjà écopé d'un sursis probatoire pour avoir menacé son ex-compagne avec une tronçonneuse. Ce dernier ne semble d'ailleurs pas suivre à la lettre ces conditions. Pour ces faits de violence, le représentant du ministère public a requis une peine de 10 mois d'emprisonnement. L'avocate de la défense a sollicité maintenir la suspension probatoire. Le jugement sera prononcé le 1er février prochain.