Dans la nuit du 10 au 11 mars dernier, le faux plafond de l'une des classes de l'académie de musique située au 2ème étage s'est effondré. Si aucune victime n'est à déplorer vu l'heure à laquelle est survenu cet accident, les dégâts matériels sont relativement conséquents.

Afin de d'établir les causes de cet effondrement dont les conséquences auraient pu être autrement plus dramatiques si celui-ci s'était produit en journée, durant les heures de cours, la Ville a fait appel à un ingénieur en stabilité.

"Ses conclusions viennent corroborer l'analyse des services techniques communaux. Les rénovations de fond entreprises sur ce bâtiment dans les années 2000 ne l'ont visiblement pas été dans les règles de l'art. L'ensemble des classes du rez-de-chaussée et du 1er étage ayant été rénové suivant le même procédé, la probabilité que celles-ci subissent le même sort est élevée. Cette situation est fortement inquiétante et il est urgent de procéder pour des raisons de sécurité, de salubrité et d'hygiène publique à une réparation complète des lieux concernés par ce vice de construction", a fait savoir le bourgmestre lors du dernier conseil communal.  

Et Bruno Lefèbvre d'ajouter que la Ville a introduit une requête en extrême urgence auprès de la fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) afin d'obtenir un subside en vue de financer les travaux de réparation qui s'imposent sans tarder. En séance du 19 mars dernier, le collège a approuvé en urgence les conditions de passation du marché. Le montant des travaux est estimé à 138.608€ (hors TVA), dépense qui sera inscrite au budget extraordinaire de l'exercice 2021 via une modification budgétaire. 

"Il s'agit d'un problème de conception dans la mesure où les plafonds inifugés ont été uniquement posés avec des clous qui ont fini par céder alors qu'ils se trouvaient au-dessus des plafonds décoratifs et en-dessous du plancher", précise encore le maïeur.   

L'ancienne majorité se sent visée 

L'ex-échevin des Travaux siégeant désormais sur les bancs de l'opposition LLA s'est montré dubitatif par rapport à ces faits. Il a demandé à connaître avec précision la date à laquelle le bâtiment en question avait subi cette importante rénovation ainsi que le nom de l'entreprise ayant été chargée à l'époque de la mener à bien. 

"Pour avoir connu mon ancien directeur des services techniques, jamais il n'aurait réceptionné des travaux n'ayant pas été exécutés dans les règles de l'art", assure Patrice Bougegnies tout en regrettant que le texte de présentation du point lu à voix haute par Bruno Lefèbvre fasse état d'un manque de suivi susceptible d'avoir entraîné un lien de cause à effet imputable à son défunt collège. L'ancien bourgmestre a également tenu à défendre l'honneur de ce fonctionnaire remarquable qu'était Jean-Michel Cambron pour ne pas le citer. 

"Telle que formulée, la phrase peut effectivement être interprétée dans ce sens-là et mettre en cause l'ancien chef des travaux et ses services de surveillance, de même que l'échevin d'alors dont c'était la compétence", considère Marc Duvivier. 

"De source bien informée après avoir eu un contact avec une personne employée au sein de l'administration communale, il ressort que juste au-dessus du plafond qui s'est effondré se trouve une salle de danse. On ne se réceptionne donc pas toujours en douceur sur le plancher de celle-ci. Des trépidations successives ont pu entraîner progressivement un déchessement des poutres dans lesquelles les clous étaient enfermés. " 

Son successeur parle d'un malentenu car il n'est écrit nulle part selon lui que la majorité pointe la responsabilité de l'ancien directeur des services techniques, ni de qui que ce soit d'autre.

"On s'est juste rendu compte qu'il y avait eu des malfaçons dans les travaux entrepris à l'époque. Personnelllement, j'ignore si celles-ci étaient visibles ou pas", déclare Bruno Lefèbvre qui a reproché à Marc Duvivier de polémiquer inutilement et de lui faire dire à tout prix qu'il y a des coupables alors que cela n'est absolument pas ce qui est mentionné dans le dossier.