Dans le cadre de la lutte contre le projet Boucle du Hainaut, du nom de cette ligne aérienne à très haute tension (380.000 volts) susceptible de traverser 14 communes hainuyères à l'horizon 2030 - dont sept figurent sur le territoire de la Wallonie Picarde - les opposants regroupés au sein du collectif citoyen Revolth se sont à nouveau mobilisés pour faire entendre leur voix.  

Dans le respect des règles sanitaires, ces derniers ont allumé vendredi soir des feux dans les différentes entités reprises sur le tracé défini par l'opérateur Elia qui, voici quelques mois, a introduit une demande de permis portant sur la modification du plan de secteur nécessaire à la réservation d'un couleur de 200m de large a l'intérieur duquel des pylônes électriques hauts d'une soixantaine de mètres s'érigeraient entre Avelgem et Courcelles (Charleroi). 

Sur le coup de 20h, les membres du comité AthTension se sont retrouvés à Arbre, du côté du chemin du Misérable et du carrefour de la rue de Soignies, pour brûler symboliquement des palettes en bois assemblées de façon à représenter leurs maisons suceptibles avec ce projet de perdre de leur valeur ou encore des pylônes de nature à défigurer leur cadre de vie et à nuire à leur santé ainsi qu'à celles des animaux. 

Baptisée campagne en feu, cette action s'est déroulée simultanément dans les communes impactées par le projet Elia, c'est-à-dire de Ath en passant par Chièvres, Soignies ou encore Seneffe... tout en étant retransmise en direct sur les réseaux sociaux (Facebook live) afin de sensibiliser un maximum de personnes.

Unis d'une même flamme contre le projet Elia, les manifestants ont fait comprendre au travers de cette sortie nocturne que tous leurs rêves partiraient en fumée si d'aventure celui-ci devenait une réalité. Ces derniers brûlent d'impatience à l'idée que Willy Borsus oppose un non ferme et définitif à la Boucle du Hainaut. Il reste une cinquantaine de jours au ministre de la Régon Wallonne en charge de traiter ce dossier pour se positionnier sur la révision du plan secteur. Rappelons que lors de l'enquête publique, les pétitions ont afflué de toute part, totalisant plus de 22.000 signatures et réclamations. 

En marge de l'opération menée hier soir, le collectif AthTension entend mettre sur ses revendications des visages de riverains et de familles risquant d'être impactés de près ou de loin par le projet Elia. Pour ce faire, ses membres et plus largement ceux du groupe Revolth dont ils font partie vont collecter d'ici le 7 mars prochain un maximum de photos personnalisées de citoyens de tous âges invités à se mettre en scène sur leur lieu de travail, à l'école ou encore à l'occasion d'une promenade en famille. 

Les clichés seront ensuite déposés au parlement wallon à Namur.