La ville d'Ath ne ménage pas ses efforts pour faire en sorte que chaque citoyen devienne un ambassadeur de la propreté publique au coeur de son entité. Un sacré défi en sachant qu'il n'existe pas de baguette magique pour changer les mentalités dans ce domaine comme dans d'autres. De nouveaux investissements sont pourtant prévus pour tendre vers la politique du zéro déchet.

Le collège vient ainsi de soumettre au vote du conseil communal l'acquisition de mobilier urbain spécialement conçu pour accueillir les détritus et dès lors dissuader les mauvais élèves de les jeter par terre au risque de transformer leur ville ou leur village en un dépotoir à ciel ouvert.

"Une dépense de près de 43.000€ est inscrite au budget 2021 pour le renouvellement et l'achat de corbeilles publiques supplémentaires. Nous allons procéder à l'entretien ou au remplacement des poubelles atteintes de vétusté tout en les densifiant dans les quartiers comme celui de la Sucrerie qui, ces dernières années, ont connu une forte évolution urbanistique. Différents modèles seront installés en tenant compte des besoins à rencontrer selon que l'on se trouve au centre-ville, dans les faubourgs ou les villages. Si l'aspect fonctionnel est prioritaire, nous voulons aussi maintenir une cohérence esthétique avec les corbeilles existantes", précise Christophe Degand (MR).

Et l'échevin de la Propreté d'ajouter que les futures corbeilles seront équipées d'un éteignoir pour permettre aux fumeurs d'y mettre leurs mégots de cigarette, lesquels jonchent encore trop souvent les trottoirs. Pour financer ce matériel, la Ville bénéficiera d'un subside Be Wapp de l'ordre de 60% du coût global. Ce dispositif sera complété par l'ajout de cendriers publics dans les endroits fort fréquentés.

"Les dépôts de mégots sur la voie publique constituent un véritable fléau pour les avaloirs et le cadre de vie en général", déplore Christophe Degand. A ce titre, le conseiller Laurent Delvaux (Ecolo) a fait état d'un amoncellement spectaculaire de mégots sur la plaine de jeux du village de Rebaix dont les photos ont suscité l'indignation de la population après avoir circulé sur les réseaux sociaux. L'intéressé s'est également interrogé sur la question de savoir ce qui était prévu dans les vlllages de l'entité qui ne sont pas épargnés par la malpropreté.

"A l'évidence, de plus en plus de randonneurs sillonnent la belle campagne du Pays Vert en raison de la crise sanitaire mais tous ne sont visiblement pas des adeptes du zéro déchet. Il suffit de voir la quantité de déchets dont les canettes qui finissent sur le bord des routes et dans les fossés ", regrette le réprésentant des Verts. Ce dernier a encore fait remarquer que certains distributeurs de sachets pour les déjections canines n'étaient plus alimentés. Son interlocuteur a fait savoir que la Ville allait opter pour des emballages biodégradables et non plus plastifiés. 

Bruno Montanari (Liste Athoise) se montre encore plus critique en affirmant que le territoire de l'entité est sale. "Se balader finit par devenir déprimant. Le fait que les éboueurs ne ramassent plus qu'une fois par semaine les sacs-poubelle augmente, en outre, la crasse dans l'intra-muros", estime le conseiller LLA.  

Sauf sur ce dernier point, l'échevin de la Propreté partage ce constat désolant. "Je suis moi-même dégoûté par de tels comportements. Prendre les auteurs en flagrant délit n'est pas une tâche aisée. L'installation prochaine de caméras fixes temporaires viendra renforcer l'arsenal existant pour lutter plus efficacement contre ces infractions environnementales", assure Christophe Degand.