L’échevin rappelle les modalités du nouveau décret sur la façon de les gérer.

En charge de l’échevinat des Cimetières depuis 2012, Floren Vangrotenbrulle (PS) comprend parfaitement que cette dame puisse réagir de manière aussi émotive par rapport à une législation aussi stricte qui ne plaide pas en sa faveur. Il rappelle néanmoins que celle-ci n’est pas du ressort de la commune mais de la Région wallonne.

"Depuis 2009, nous sommes tenus d’appliquer dans les 23 cimetières de l’entité ce nouveau décret qui a considérablement modifié la façon de gérer les espaces funéraires. Auparavant, lorsqu’un cimetière arrivait à saturation, celui-ci faisait l’objet d’une extension quand cela était possible ", indique le fils de l’ancien bourgmestre.

Ce dernier insiste sur le fait qu’à l’inverse des concessions caveaux et pleine terre, payantes mais renouvelables après 30 ans avec effet rétroactif, les emplacements gratuits en terre commune ont une durée de validité beaucoup plus limitée dans le temps (10 ans au lieu de 15 avant le changement de décret) et sans prolongation possible, du moins là où a eu lieu l’ensevelissement.

Or, c’est le type d’emplacement pour lequel a opté la famille de la grand-mère de Laetitia Merchiers lorsque celle-ci est décédée voici 32 ans et dont la validité a d’ailleurs expiré depuis longtemps. Bien que non payante, ce choix n’est pas forcément conseillé - sauf s’il est dicté par des raisons économiques ou philosophiques - car il comporte de nombreux désavantages par la suite.

Pas un but lucratif

" Quand on est dans le chagrin et la perte d’un être cher, on ne pense pas toujours aux conséquences des décisions prises en lien avec la réglementation. S’il y a bien une chose qui nous tient à cœur, c’est le respect des défunts et de leurs proches. Voilà pourquoi la Ville a jugé important de fleurir l’ossuaire par devoir de mémoire alors qu’il ne s’agit pas d’une obligation", poursuit Florent Vangrotenbrulle.

"Le but n’est absolument pas de gagner de l’argent sur le dos des morts mais de recréer des espaces d’inhumation. Il n’est pas non plus toujours possible de prévenir les familles par la Poste, sauf si nous disposons de leur adresse. D’où l’intérêt de recourir à l’affichage dans les cimetières."