Reconduit dans ses fonctions pour un 3ème mandat consécutif, le commandant Pettiaux a profité de la conférence de presse ayant trait aux chiffres de l'année écoulée en matière de criminalité et de sécurité routière pour dévoiler une série d'investissements qui seront consentis en 2021 au sein de la zone de police d'Ath.

"En plus de l'achat d'un nouveau combi, nous allons remplacer nos deux vieilles motos en service depuis 13 ans par de nouveaux modèles plus écologiques. Deux policiers déjà motards dans la vie civile ont suivi une formation spécifique organisée par l'académie de Jurbise pour maîtriser le pilotage de ce type d'engins dans le cadre de leurs missions et notamment quand ils doivent donner des injonctions tout en roulant. Un 3ème policier bénéficiera dans les prochains mois de cet écolage et un 4ème l'an prochain", indique Frédéric Pettiaux.

Prévue au budget 2021 de la zone de police, l'acquisition de ces nouvelles motos mixtes conçues pour circuler sur tous les terrains figurait à l'ordre du jour du dernier conseil communal. Le conseiller Laurent Delvaux (Ecolo) s'est réjoui de lire qu'une clause environnementale était reprise parmi les critères d'attribution du marché public soumis au vote des mandataires de la capitale du Pays Vert. 

"Nos services de police ont à coeur de réduire leur empreinte carbone. Dernièrement, ils ont troqué un véhicule vieillissant contre quatre vélos flambant neuf permettant une mobilité alternative et respectueuse de l'environnement qui contribue à réduire la pollution de l'air", se réjouit le représentant des Verts. 

Le chef de corps a également annoncé l'aménagement de nouveaux vestiaires beaucoup plus spacieux pour le personnel féminin qui représente désormais 30% des effectifs policiers basés dans la cité des Géants. Par ailleurs, le commissariat situé dans le quartier de la gare accueillera prochainement Tarak, un jeune berger malinois de huit mois promis à la policière ayant suivi une formation de maître chien. "D'ici la fin de l'année, cette belle bête sera opérationnelle", annonce le big boss de la zone monocommunale.

Des bodycams? Pour quoi faire ? 

Notre interlocuteur a aussi évoqué la question de l'utilité des bodycams qui apparaissent de plus en plus comme une technologie d'avenir pour filmer les interventions policières donnant lieu à des polémiques. "A ce stade, il subsiste un flou juridique autour de l'utilisation de celles-ci et sans base légale, il est hors de question d'y recourir en ce qui nous concerne. Cela vaut-il néanmoins le coup d'investir dans ce type de matériel sur le territoire d'une zone où l'on comptabilise seulement neuf rébellions par an?", s'interroge le commandant Pettiaux tout en rappelant qu'il faut au préalable l'accord du conseil communal comme pour les drones. 

Et ce dernier d'ajouter qu'à l'époque où il a pris les rênes de la police athoise voici une petite décennie, on en dénombrait cinq fois plus. "Les bodycams sont une solution parmi d'autres mais ne sont pas applicables à toutes les situations. De plus, une zone n'est pas l'autre. La nôtre a la particularité de privilégier une autre approche axée sur la communication et le dialogue. Au sein d'une petite zone telle que la nôtre, tout le monde se connaît ou presque. Il dès lors plus facile de résoudre les problèmes sans recourir à la force".   

D'autres projets subsistent dans les tiroirs du commissariat central parmi lesquels un Coffee with a cop ainsi qu'un commissariat mobile dans les villages. Initialement programmés dans le cadre du plan zonal 2020, ces derniers ont dû être mis en veilleuse à cause de la crise sanitaire et n'aboutiront qu'une fois révolues les contraintes de la pandémie.