À partir de quelle date la population athoise pourra-t-elle se rendre au Ceva pour se faire vacciner conrtre le Covid-19? Docteur en médecine, Pascale Nouls (La Liste Athoise) a profité du dernier conseil communal pour poser cette question d'actualité au bourgmestre de la capitale du Pays Vert. "Avez-vous une idée du planning", a voulu savoir la conseillère de l'opposition LLA. 

Bruno Lefèbvre (PS) a fait comprendre à son interlocutrice que le coup d'envoi de la campagne de vaccination dans la cité des Géants ne dépendait pas de la Ville mais de l'approvisionnement en quantité suffisante des vaccins ARN du laboratoire américain Moderna. "A priori, le gouvernement wallon nous demande d'être prêt pour le 15 mars en espérant que les doses seront disponibles à ce moment-là. L'incertitude réside encore pour l'instant au niveau du calendrier", commente le bourgmestre. 

Et ce dernier d'insister sur les efforts consentis par les services de la Ville qui travaillent d'arrache-pied pour faire en sorte que le centre de vaccination aménagé à l'intérieur du hall Ceva, dans le zoning des Primevères, soit opérationnel le plus rapidement possible. "Pour autant que les vaccins nous parviennent, le site pourrait déjà l'être plus tôt le mois prochain mais tout en sachant que l'ensemble du personnel qui y travaillera devra s'être fait injecter au préalable les deux doses du vaccin. Cet élément complique encore un peu plus la donne alors que du côté des infrastructures du Ceva, toutes les conditions logistiques sont réunies pour que celles-ci puissent ouvrir leurs portes d'ici quelques jours aux premières personnes à vacciner."

Le maïeur ajoute que la ville d'Ath a émis le souhait auprès des instances gouvernementales de gérer elle-même ce centre de vaccination - le 4ème accessible sur le territoire de la Wallonie Picarde aux côtés de ceux de Tournai, Mouscron et Comines - sans devoir faire appel à une société extérieure. Bruno Lefèbvre a encore tenu à se réjouir du partenariat mis sur pied entre la commune et ses services-clubs: "Ceux-ci ont proposé d'assurer le transport des personnes qui, pour diverses raisons, seront dans l'impossibilité de se déplacer jusqu'au Ceva par leurs propres moyens." 

Sur le front de la vaccination au sein du personnel hospitalier, des informations ont également percolé de la bouche de Pascale Nouls qui a notamment fait savoir qu'à l'hôpital Epicura, un certain nombre de médecins n'étaient toujours pas vaccinés car les 500 premières doses disponibles ont toutes été administrées. 

"Moi-même, j'attends de recevoir la première injection. L'hôpital espérait réceptionner une nouvelle livraison de vaccins vers le 22 février mais sans certitude absolue. Quand j'ai resonné le jour du conseil pour me faire vacciner, il m'a été dit que les doses attendues bénéficieraient en priorité aux personnes ayant déjà reçu la première quatre semaines plus tôt afin que le délai entre les deux piqures soit respecté. Entre-temps, je m'étais portée volontaire pour surveiller les vaccinations au Ceva. Espérons que les nouvelles seront meilleures d'ici peu mais nous ne sommes sans doute pas sortis de l'auberge pour obtenir les doses destinées au centre de vaccination du Ceva", craint Pascale Nouls tout en espérant se tromper.