Le soutien affiché à Jürgen Conings sur Facebook par une conseillère du CPAS de l'opposition athoise (LLA) continue à faire couler beaucoup d'encre dans la cité des Géants tout en suscitant de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. 

Indigné qu'une mandataire politique de sa ville issue d'un parti démocratique puisse partager sur son mur de telles publications incitant à la haine, le bourgmestre Bruno Lefèbvre (PS) avait interpellé la cheffe du groupe La Liste Athoise siégeant sur les bancs de la minorité au conseil communal. 

Via un communiqué, Pascale Nouls dont il s'agit et les siens viennent à leur tour de prendre position dans le cadre de cette affaire: "Si en tant que mouvement citoyen, la Liste Athoise a pour vocation la liberté d’expression et le respect de tous les individus quelque soient leur appartenance philosophique, culturelle, politique, de genre, de couleur et de condition sociale, nous tenons à rappeler que la liberté de chacun s’arrête où celle des autres commence", insiste la porte-parole de LLA.  

"Cela signifie que nous ne pouvons donc cautionner des propos hors normes tenus en particulier par un de nos représentants politiques même si ces propos n’engagent que la personne qui les a tenus. Nous pensons que toute personne qui occupe un mandat politique doit avant tout faire preuve de retenue dans ses propos et publications lorsque le sujet est aussi délicat. Vous comprendrez dès lors que la LLA se désolidarise totalement de ces propos", ajoute Pascale Nouls.  

Et cette dernière d'annoncer qu'il y aura donc nécessairement un débriefing interne avec l’ensemble des mandataires politiques de LLA. Pascale Nouls tient néanmoins à rappeler que la mandataire concernée, dans un droit de réponse adressé hier au bourgmestre, regrette d'avoir utilisé un référentiel (image) inappropriée pour communiquer son sentiment d'oppression, de manque de liberté vécu au quotidien. 

"Il s'agit d'une erreur de jeunesse, d'un manque d’expérience regrettable en communication qui ne reflète pas du tout la personnalité que l'on connaît d'elle. Nous déplorons néanmoins l’amalgame qui est fait avec le groupe LLA, la médiatisation de cette publication éphémère et ne voulons pas tomber dans un piège politique", souligne Pascal Nouls en guise de conclusion.