La Ville demande aux enseignants du réseau communal de prester davantage mais les syndicats voient rouge.

À peine la rentrée scolaire a-t-elle eu lieu que le torchon brûle entre les enseignants de toutes les écoles communales situées dans l’entité athoise et le nouveau pouvoir politique en place.

En cause, un courrier que la Ville vient de transmettre aux directions des établissements concernés et qui ne laisse planer aucun doute sur la volonté de la majorité PS-Ecolo-MR de rentabiliser au maximum le temps des membres du personnel enseignant.

Cette volonté s’inscrit directement dans le cadre du plan de gestion que la nouvelle équipe dirigeante a dû élaborer à la demande de la tutelle pour éviter le scénario catastrophe d’une faillite de la Ville à l’horizon 2021.

Si le déficit a déjà pu être résorbé d’environ 400 000 € depuis le coup d’envoi de cette législature, il reste encore 2 400 000 € à trouver pour parvenir, d’ici 2024, à renouer avec l’équilibre budgétaire.

" La situation financière étant ce qu’elle est, elle impose que chaque service participe à l’effort collectif. Il n’y a pas de recette miracle ", commente le bourgmestre, Bruno Lefèbvre (PS).

Pour rappel, les trois formations politiques présidant désormais aux destinées de la capitale du Pays vert se sont engagées dans leur note de politique générale à ne pas licencier du personnel, ni à augmenter les taxes IPP et IPI dont les taux sont déjà au maximum autorisé.

Dans ce courrier sujet à polémique figurent diverses propositions visant à rationaliser les coûts.

Il serait ainsi demandé aux professeurs d’assurer la surveillance des élèves sur le temps de midi ou encore de les accompagner lors des trajets à la piscine.

Ce sont des propositions qui font grincer des dents le personnel enseignant ainsi que les organisations syndicales, chagrinés d’avoir été mis devant le fait accompli, sans la moindre concertation sociale.

" Certaines mesures sont inacceptables, d’autant qu’elles n’ont fait l’objet d’aucune négociation préalable. On demande aux instituteurs d’accomplir des prestations supplémentaires - comme par exemple de remplacer les ALE durant les heures de table parce que cela coûte trop cher - alors qu’il est déjà difficile pour eux d’assurer un enseignement de qualité ", déplore Freddy Limbourg, permanent CSC.

C’est un message reçu du côté du bourgmestre et de l’échevine de l’Enseignement, qui se disent prêts à se mettre autour de la table pour discuter.

Une nouvelle réunion est prévue ce lundi entre les directions d’école et les syndicats.