Les habitants pourront avoir l’autorisation pour végétaliser l’espace public.

Afin notamment de lutter contre le réchauffement climatique, de plus en plus de villes se mettent au vert. En Wallonie picarde, la cité des Cinq Clochers a été pionnière en délivrant depuis l’an dernier, sous conditions, un permis aux habitants désireux de végétaliser l’espace public.

À son tour, la capitale du Pays Vert va expérimenter cette démarche citoyenne qui s’inscrit pleinement dans le cadre de la transition écologique. Le conseil communal vient d’adopter la charte relative à cette opération baptisée "Jardiner ma ville".

" L’objectif premier est de préserver l’environnement pour les générations futures en améliorant la qualité de l’air et en luttant contre la perte de biodiversité au travers, par exemple, de la plantation d’espèces mellifères qui attirent les insectes pollinisateurs ", explique l’échevin Ronny Balcaen (Écolo).

En plus de rafraîchir l’atmosphère, le projet a aussi pour but de permettre à tout un chacun d’embellir l’espace public en lui donnant une touche verte et d’agrémenter son cadre de vie. " Ath est déjà une très belle ville mais pourrait l’être encore davantage là où il n’y a pour l’instant aucune verdure", poursuit Ronny Balcaen.

Quatre dispositifs

À cela s’ajoute encore la dimension sociale : l’occasion est ainsi offerte aux particuliers de mieux connaître leurs voisins, de partager des savoirs et d’échanger des graines.

Concrètement, les personnes intéressées peuvent dès à présent adresser une demande auprès des autorités communales en complétant un formulaire disponible en ligne sur le site internet de la ville ou auprès du service des espaces verts.

" Chaque dossier sera étudié sur base d’une charte à respecter avant d’être soumis à l’approbation du collège qui statuera sur les demandes dans un délai maximal de trois mois. L’idée du permis est d’accompagner les gens dans leur projet avec l’aide des services compétents. Une mise en pleine terre nécessitera obligatoirement de retirer l’une ou l’autre dalle d’un trottoir ."

À ce stade, quatre dispositifs sont acceptés, tant au centre-ville que dans les villages. À savoir : la végétalisation d’un pied d’arbre existant, l’installation d’un fleurissement le long d’une façade à front de rue (bacs, jardinières, fleurissement en pied de mur) ou celle d’une plante grimpante le long d’une façade à front de voirie, sans oublier la végétalisation d’un accotement.

"Seules les plantes invasives, urticantes et toxiques sont proscrites", précise encore Ronny Balcaen.