François Burhin, directeur général d’EpiCURA, a souhaité rendre hommage aux équipes pour le travail fourni depuis le début de cette pandémie dont personne ne connaît encore la date de fin.

Lors de la récente AG d’EpiCURA, le comité de direction avait aussi fait le point sur la situation Covid. "Durant la deuxième vague, jusqu’à présent, nous avons eu 243 patients hospitalisés sur le site d’Ath, confie François Burhin. 158 patients étaient sortis au 12 janvier et nous avons dû faire face à 62 décès. Au total, cela représente 2400 journées d’hospitalisation rien que pour les patients Covid, dont plus de 300 journées aux soins intensifs, avec dans ces soins intensifs deux tiers des patients intubés et ventilés. Nous pouvons rendre hommage au personnel. De belles valeurs, comme le courage, la flexibilité, la solidarité et la ténacité, se sont manifestées sur le terrain, alors que nous n’étions pas du tout préparés à cette pandémie. Il a fallu composer avec les contraintes horaires et de grosses qualités humaines étaient nécessaires."

Les équipes d’EpiCURA ont pu compter sur de nombreuses marques de soutien de la part de la population. "J’en veux pour preuve les petits mots, les dessins et même les chocolats que nous avons reçus. Ça fait toujours chaud au cœur, commente Maryse Desprets, infirmière chef des urgences d’Ath. Cette pandémie, c’est une sacrée expérience. Nous avons dû travailler différemment, en nous montrant créatifs et en gérant nos ressources humaines. Nous avons eu besoin de main-d’œuvre à certains moments, ce qui nous a amenés à rencontrer d’autres personnes, des gens super. Il fallait continuer à soigner avec le stress lié au risque d’attraper la maladie. Sur Ath, nous n’avons jamais été débordés et nous n’avons pas eu la tête sous l’eau, que ce soit en ressources en personnel ou en matériel. Bien entendu, nos activités habituelles ont diminué pour laisser place au Covid. Nous devions faire toujours la même chose, contrairement à d’habitude, mais tout ça a engendré de la solidarité. Je tiens aussi à mettre à l’honneur les techniciennes de surface, qui ont accompli un gros boulot."

A l’heure actuelle, il reste 9 patients dans le département de cohortage et deux patients en unité de soins intensifs.

"Nous avons donc encore de la capacité dans notre unité de cohortage. Il y a toujours des patients qui sont en phase aigue d’infection, dont l’état nécessite un cohortage dans une unité où il n’y a que des patients Covid, précise Wissam Bou Sleiman, directeur médical adjoint d’EpiCURA. Comme certaines spécialités médicales étaient à l’arrêt avec le Covid, l’unité de cohortage a reçu le renfort d’autres départements qui ont proposé leur aide, comme les gastro-entérologues ou les chirurgiens orthopédiques."