La propriétaire d'un troupeau d'antenais reste aujourd'hui toujours indignée. Le week-end dernier, des chiens affamés sont venus attaquer ses ovins au sein de leur prairie. Alors qu'un d'entre eux a violemment été dévoré avec notamment l'arrière-train déchiqueté, un autre a été égorgé aux abords d'un ruisseau. Trois autres bêtes ont en outre, été gravement blessées suite à cette dramatique attaque.

"Cela fait depuis 2019 que ces chiens pénètrent dans nos prairies et courent en liberté. Au départ, nous les refoulions vers leur propriétaire qui ne clôture pas ses terres. Quatre procès-verbaux ont par ailleurs, été rédigés à partir de l'année 2020 et n'ont connu aucune suite. A force, nous avons déposé plusieurs plaintes auprès des services de police afin d'échapper à un drame", indique Nathalie, propriétaire de 120 moutons. "Finalement, le pire est arrivé. Aujourd'hui, les antenais blessés ne sont pas encore sortis d'affaire. Nous n'élevons pas des animaux pour qu'ils se fassent tuer. C'est une terrible perte pour moi. J'espère que le bourgmestre va agir fermement envers les propriétaires des chiens comme Jacqueline Gallant, bourgmestre de Lens l'a fait pour un éleveur de moutons".

Effectivement en 2019, un jeune fermier avait également retrouvé trois de ses moutons ensanglantés et attaqués par des chiens de la race Husky. Après ces faits, la bourgmestre avait pris des mesures drastiques: un arrêté de police a effectivement été pris afin que les chiens, auteurs de ce drame soient saisis.

Plus proche de notre région, le village de Luingne dans l'entité de Mouscron a également connu une scène d'horreur similaire en mars dernier. Une dizaine de poules et quatre moutons avaient sauvagement été attaqués par un animal inconnu.

N'ayant aucune réaction des services de police, Nathalie espère que les autorités communales bougeront à leur tour. "L'enquête se poursuit", précise Thomas Englebin, échevin de l'Agriculture. "Dans le cas survenu à Lens, les chiens avaient été pris sur le fait. Ici, ce n'est pas le cas, ils n'ont pas laissé leur carte de visite. De toute évidence, la commune de Flobecq a été informée de ce dossier et compte bien donner une suite".

Depuis ces actes de violence, la fermière ne dort plus l'esprit tranquille. "Tous les jours au soir, je rentre mes bêtes. La crainte reste permanente".