Audrey, Céline, Élise et les deux Élodie se sont connues en 2000 à leur entrée à l’université catholique de Louvain (UCLouvain). De leurs années d’études à leurs diplômes, de leurs premiers jobs à leur vie de famille, les cinq amies ne se sont jamais quittées et sont aujourd’hui plus unies que jamais. Ce lien qui les unit, elles comptent bien le mettre à profit d’une bonne cause : celle de la lutte contre le cancer et de la recherche médicale.

Pour cela, les filles qui se nomment les " bleuettes 2 000 ", en référence à leurs années universitaires, se lancent un défi sportif, aussi fou qu’original. Les demoiselles ont en effet décidé de relier Louvain-la-Neuve depuis la cité des Géants, cela, le temps d’un week-end, les 2 et 3 avril. "Tout a débuté en 2020, durant le premier confinement", confie Audrey Ronlez, l’une des bleuettes 2000. "Cette période nous a poussées à marcher ensemble. Durant nos promenades, nous avons souvent évoqué nos proches touchés par la maladie et les problèmes de santé. Une fille du groupe a été personnellement touchée par le cancer du sein ; d’autres connaissent également de près ou de loin des soucis de santé."

Les cinq amies ont voulu donner un sens à leurs échanges en aidant la recherche médicale. Le choix du Fonds de la recherche scientifique (FNRS) s’est imposé logiquement : "Nous ne voulions pas nous concentrer que sur une seule maladie, mais aider plus largement la recherche médicale."

"Un défi sportif"

Les bleuettes partiront de la Grand-Place d’Ath le samedi 2 avril à 8 h 30 ; elles espèrent atteindre Louvain-la-Neuve, le dimanche vers 18 h 30. "80 km séparent les deux villes", ajoute Audrey. "Nous marcherons 47 km le premier jour. Samedi soir, nous dormirons sur une péniche à Ronquières. Il nous restera 33 km à parcourir le lendemain. Nous évoluerons essentiellement à travers des chemins de champs et des sentiers."

Les filles, qui confient "ne pas être les plus grandes sportives que la terre ait abritées" s’entraînent intensément depuis l’annonce du défi. "Nous marchons tous les week-ends. Nous n’avons pas forcément l’occasion de nous entraîner tout le temps ensemble, mais nous essayons de le faire de temps en temps, car c’est important pour le rythme du groupe."

À quinze jours du départ, les bleuettes sont plus motivées que jamais. "Je pense que physiquement, nous ne nous sentirons jamais prêtes, même la veille du départ, mais nous serons portées par l’adrénaline, l’envie de réussir, et le soutien que nous avons reçu du public."

"Mentalement, nous sommes certaines que ça ira et que nous irons au bout du défi", ajoute Élodie Delaunoy. "Et puis, nous pourrons compter les unes sur les autres. En revanche, physiquement, je pense que cela sera un peu plus compliqué, surtout le dimanche, car il faudra repartir avec les 47 km de la veille dans les jambes. Pour pallier les éventuels coups de mou, nous avons créé une playlist musicale motivante et participative, que tout le monde peut alimenter pour nous donner du courage."

"Les soutenir"

Il est possible de soutenir les bleuettes 2000 de différentes manières : en sponsorisant le défi, c’est-à-dire en apportant une aide matérielle ou un soutien financier. "Les logos des sponsors seront relayés via nos différents outils de communication. Le soutien financier nous servira durant le week-end de l’événement ; le surplus sera reversé à l’association." Ou bien, en participant à la "cagnotte du cœur" ouverte auprès du FNRS. "Chaque don de plus de 40 € est déductible fiscalement."

Les trois derniers kilomètres qui sépareront les bleuettes 2000 de l’Athoise à Louvain-la-Neuve, seront réalisés en l’honneur des sponsors et donateurs : "Nous les invitons à les parcourir symboliquement avec nous." Le groupe remercie déjà ceux qui manifestent (et qui manifesteront !) leur soutien depuis l’annonce du projet. "Ça nous fait chaud au cœur, et ensemble, nous y arriverons", conclut Élodie.