Les récents conseils communaux ont laissé apparaître de vives tensions et dissensions au sein de la majorité brugelettoise (LM). La dernière séance en date programmée jeudi soir n'a pas dérogé à la règle et n'a fait que confirmer cette impression. Il faut dire que la vente très controversée du site Lucas, terrain de la rue des Déportés jadis occupé par une fabrique de chicorée, est à nouveau revenu sur la table.

Dans le cadre de cet épineux dossier de réhabilitation d'une friche pour laquelle les avis divergent en ce qui concerne son devenir, quelques rétroactes s'imposent. Le 30 janvier 2020, les mandataires de l'ex-cité sucrière avaient approuvé la mise en vente de cette parcelle communale convoitée par un promoteur immobilier. Celle-ci avit été validée d'extrême justesse par sept voix pour et six voix contre. Parmi les élus farouchement opposés à la cession du bien figure ni plus ni moins que le 1er échevin Didier Strebelle, lequel verrait plutôt à cet endroit une maison de village pour les associations locales.

Alors que l'on pensait l'affaire acquise pour le bourgmestre André Desmarlières, résolument favorable à la vente, ce dernier fut à nouveau désavoué par une partie de son propre camp lors de la séance du 28 janvier dernier qui invitait le conseil communal à se positionner sur la seule offre de 225.000€ parvenue à l'administration communale pour le rachat du site Lucas par un candidat investisseur désireux d'y construire 25 logemets. Le point essuya de nouveau un refus du 1er échevin ainsi que d'une partie de l'opposition (Ecolo et Ensemble Brugelette) avant d'être retiré de l'ordre du jour et reporté à la réunion du conseil qui s'est tenu hier soir. 

La saga autour du site Lucas a pris une nouvelle tournure suite à la demande d'Isabelle Liégeois (BE) d'annuler la délibération d'il y a un peu plus d'un an et donc la décision de mettre le site en vente. L'ex-échevine invoque l'absence d'un avis de légalité de même qu'une estimation datée de la valeur du site en sachant que celle-ci remonte à plus d'un an. 

Sa proposition a rencontré les faveurs d'un nombre majoritaire de conseillers (8). En infériorité numérique, le bourgmestre, Martine Sculier et les deux Communaux sont les seuls à ne pas y avoir adhéré. Comment va réagir à présent la société qui voit son offre tomber à l'eau alors qu'une décision de vente avait été prise l'an passé et qu'un appel d'offre fut par la suite lancé avec une publicité à la clé? Le maïeur craint désormais que le promoteur floué dans l'histoire ne se retourne contre la commune en intentant une action en justice et que cette affaire finisse par se régler devant les tribunaux.

Affaire à suivre.