Le projet du contournement du village de Gages est toujours à l’étude.

Le dossier de la future route d’accès à Pairi Daiza est revenu devant le Parlement wallon. La volonté du nouveau gouvernement d’abandonner une série de projets routiers suscite une flopée d’interrogations. Le député leuzois Hervé Cornillie (MR) a interpellé à ce sujet le ministre de la Mobilité Philippe Henry (Ecolo).

Alors qu’un permis d’urbanisme a été accordé pour la 1re phase des travaux de la N56b, Hervé Cornillie a insisté sur le fait que tant les autorités brugelettoises que les responsables du domaine animalier de Cambron-Casteau sont actuellement dans le flou.

" Aucune information ne leur a été transmise quant à l’abandon ou la poursuite de ce chantier ", a-t-il fait comprendre au ministre compétent. Ce dernier a confirmé à son interlocuteur que les moyens financiers pour la N56b (phase 1) étaient bien repris dans le budget 2019-2024 mais que le projet était toujours à l’étude.

Une nécessité

De quoi rassurer un peu le bourgmestre de Brugelette, pour qui le contournement de Gages est une nécessité absolue afin de soulager ce village et d’autres, limitrophes, impactés par le trafic exponentiel généré par le parc, dont la fréquentation vient de battre un nouveau record (2 016 000 visiteurs).

" Ce changement d’orientation politique ne fait évidemment pas nos affaires, ni celles des riverains. Voilà plusieurs années qu’on nous promet et qu’on attend avec impatience cette route de délestage ", rappelle André Desmarlières.

Celle-ci n’est peut-être pas près de voir le jour car, selon certaines informations à prendre au conditionnel et dont le maïeur a eu écho, le SPW réétudierait à présent le tracé du contournement de Gages par le nord alors que c’est celui par le sud qui avait été retenu.

70 % favorable

À l’origine, 70 % de la population s’était plutôt montrée favorable au tracé nord, de même que le bourgmestre, qui en explique la raison. " Lorsqu’on réalise le contournement d’une ville ou d’un village, la logique veut que cela se fasse en amont et pas en aval. De toute manière, aucun tracé ne fera l’unanimité. Dans les deux cas, des terres agricoles seront impactées. "

Si le tracé nord redevient d’actualité, le bourgmestre craint que les environnementalistes mais aussi les chasseurs voient d’un mauvais œil une nouvelle voirie longer un espace boisé abritant du gibier.

Pour André Desmarlières, se limiter au contournement de Gages sans aller plus loin que la N523 serait, de surcroît, un non-sens et impacterait considérablement la commune de Silly, par où les visiteurs du parc seraient contraints de transiter pour rejoindre la N7 et l’autoroute A8 Tournai - Bruxelles.