Dernièrement, la majorité brugelettoise a soumis au vote du conseil communal un nouveau règlement sur le stationnement dans le village de Cambron-Casteau, en particulier sur la place de l'église dont les places de parking, au nombre d'une vingtaine, sont régulièrement squattées par des visiteurs du parc Pairi Daiza. Ces derniers évitent ainsi de devoir acheter un ticket de 9€ leur permettant de se garer sur le nouveau parking du domaine animalier tout proche. Une situation dont se plaignent à juste titre les riverains de la place de Keyser qui ne trouvent plus de places disponibles pour garer leur véhicule.

Devant faire face au ras-le-bol des habitants concernés, les autorités communales ont décidé de renforcer l'arsenal dissuasif et répressif en engageant un nouvel agent constatateur dont la mission sera d'effectuer des contrôles réguliers afin de faire respecter cette zone bleue justifiant la pose du disque pour une durée limitée à 2h ou de la carte délivrée aux riverains pour occuper gratuitement ces emplacements tout au long de l'année. En cas d'infraction, ce dernier aura le pouvoir de sanctionner les automobilistes garés illégalement à cet endroit. A l'avenir, les contrevenants écoperont d'une amende administrative de 25€. En cas de non-paiement, la commune se réservera le droit de récupérer cette redevance par tous les moyens légaux. 

Si ce nouveau dispositif est louable, le conseiller de l'opposition Michel Niezen (Les Communaux) se pose néanmoins des questions sur sa mise en oeuvre mais aussi sur son efficacité. L'intéressé plaide en faveur d'une étude de la mobilité et du stationnement sur l'ensemble du territoire brugelettois. "Même si cette nouvelle réglementation permettra sans doute en partie de solutionner la problématique des voitures ventouses à Cambron-Casteau, on ne fera que reporter le problème dans les autres villages de l'entité. 

Pour lui, mettre en circulation locale la rue Notre-Dame comme l'a suggéré une conseillère du groupe Brugelette-Ensemble (BE) est inapplicable. "En continuant à fermer les routes, les villages finiront par se bloquer progressivement. C'est l'amorced'une rupture de la vie sociale au sein de la commune", craint Michel Niezen. 

Et notre interlocuteur d'ajouter qu'en discutant avec des riverains, il ressort que certains ménages comptent jusqu'à quatre ménages en fonction de l'âge des enfants. "Le nombre de places disponibles dans le village est très limité. A un moment donné, il ne sera plus possible de trouver du parking pour tous les habitants."

En accord avec des propriétaires, le chef de file des Communaux suggère que la commune achète de petites surfaces de terre réparties dans le village pour en faire du parking de deux à cinq places. Selon lui, cela donnerait plus de respiration aux contraintes de stationnement et les invités des riverains pourraient avantageusement les utiliser. "Bien entendu, nous recommandons de préserver l'aspect rural et l'absorption des eaux pluviales de ces parkings communaux en les végétalisant", conclut Michel Niezen en espérant que sa proposition ne restera pas lettre morte.