La période de Pâques a été marquée par le scandale du chocolat Kinder. A deux semaines de cette fête prisée par les enfants, plusieurs cas de cas de salmonellose ( une bactérie qui s'accumule au niveau du système digestif) ont été détectés un peu partout en Europe. Une série de produits chocolatés de la marque Kinder ont effectivement été rappelés par son fabricant Ferrero: les Kinder, les Kinder Happy Moments, les Kinder mix ou encore les Kinder Schokobons.

A travers un communiqué, le groupe précise que seuls les produits fabriqués à Arlon sont concernés et insiste sur le fait qu’ils ne représentent que "7 % du total des produits Kinder fabriqués chaque année". L’entreprise a par ailleurs déclaré que la fermeture semblait être "la seule solution pour garantir le niveau de sécurité alimentaire le plus élevé et éliminer le risque d’autres contaminations".

Du côté des chocolatiers artisanaux, il est clair que ce scandale à un impact sur leur profession. "Les clients ont un intérêt supplémentaire pour les producteurs indépendants", précise Cédric De Taeye, torréfacteur chocolatier à Ellezelles. "Lorsque l'affaire Kinder a été dévoilée au grand jour, il est clair que la plupart des citoyens possédaient déjà leurs petits plaisirs pour Pâques. Si cela avait été divulgué courant du mois de mars, il est certain qu'ils se seraient davantage tournés vers les artisans chocolatiers".

Le scandale Kinder a causé de nombreuses remises en question de la part de la population. "Une telle affaire éveille bien entendu, les consciences, provoque une certaine méfiance et remet en cause la grande industrie de l'agroalimentaire". Pour cet artisan, grâce à leur manière de communiquer et leur facilité à gérer cette crise, Kinder est loin de perdre ses fidèles clients. "Même si certains ont franchi les portes des producteurs locaux et que 8 à 10 % risquent d'y rester. Les autres retourneront très rapidement à leurs habitudes. En quelque sorte, l'industrie de l'agroalimentaire s'en sortira toujours et notamment grâce au prix".

Car oui, surtout en pleine crise économique, la population fait deux fois plus attention à ses dépenses. "En tant qu'indépendant, on gère au jour le jour, les catastrophes et notre esprit est beaucoup moins tranquille. De plus, les clients ont adopté leur consommation. Les petits extras restent aujourd'hui limités. Cette crise, on ne la gère pas, on la subit", conclut Cédric De Taeye.