Il fut un temps pas si lointain où la commune de Chièvres octroyait une prime de naissance d'une valeur de 30€ aux jeunes couples domiciliés sur le territoire de l'entité tout en organisation une petite cérémonie festive au centre administratif.

Depuis la fin de la dernière législature, les parents chiévrois n'en bénéficent plus. Pour des raisons administratives, l'octroi de cette prime a été suspendu, avant d'être définitivement supprimé en février dernier par le collège qui, à l'époque, avait soumis au vote du conseil communal cette décision vue d'un mauvais oeil par l'opposition socialiste et sa conseillère Inge Paelinck.

Lors de la dernière séance en date ayant réuni par écrans interposés les mandataires de la cité des Aviateurs, l'échevin Didier Lebailly (Ecolo) a proposé d'offrir, en lieu et place de la défunte prime, un arbre aux aux parents d'un nouveau-né.

"Planter un arbre pour célébrer la venue au monde d'un bébé est une tradition rurale ancienne. C’est avant tout un geste fort et symbolique, chargé d'espoir. En ces temps d'urgence environnementale, l'arbre constitue également par ses vertus écosystémiques une réponse de choix au défi climatique. Celui-ci contribue encore à améliorer la rentabilité agricole tout en renforçant l'attrait touristique d'un territoire", souligne Didier Lebailly.

Pour l'échevin en charge du développement durable et de la ruralité, cette démarche écologique s'intègre pleinement à l'opération Un arbre pour la Wallonie Picarde dont l’objectif est de planter 350.000 arbres à l’horizon 2025, soit un arbre par habitant. 

Pour que cette nouvelle coutume puisse être officiellement instaurée, les élus locaux ont été invités à approuver un règlement qui prévoit prévoit les modalités pratiques de sa mise en œuvre. "Concrètement, on listera les naissances et adoptions durant la période allant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante, année où sera planté symboliquement lors d'une journée proche de la Sainte-Catherine un arbre que les enfants pourront voir grandir avec eux sur un espace communal à définir", précise Didier Lebailly.  

Parallèlement, les heureux parents recevront, eux aussi un plant par enfant né ou adopté durant cette période. Ces derniers auront la possibilité de choisir et de commander parmi une liste préétablie d’essences indigènes et locales qu'ils pourront mettre en terre dans le jardin familial ou, à défaut d'en posséder un, sur l’espace public à un endroit à convenir avec le service Environnement. Par ailleurs, les autorités communales les inviteront à une réception durant laquelle ils recevront une charte commémorative de la naissance de leur enfant ainsi qu'un arbre souvenir qui pourra grandir en même temps que lui dans le jardin familial et dont il pourra prendre soin.

"Depuis le 1er juillet dernier, une septantaine de naissances ont été recensées au sein de notre entité", indique encore Didier Lebailly.