En Wallonie Picarde, ll n'y a pas que le village de Marcq (Enghien) ou encore le parc Pairi Daiza (Brugelette) qui ont payé un lourd tribut aux pluies torrentielles survenues voici quelques jours. De violents orages ont de nouveau éclaté le dimanche 4 juillet, provoquant cette-fois de graves inondations sur le territoire de Chièvres.

En un laps de temps très court, de nombreuses rues des villages de Huissignies, de Ladeuze et de Grosage ont été envahies par les eaux. Une cellule de crise s'est aussitôt réunie à l'hôtel de ville de Chièvres pour coordonner les actions et le service travaux est intervenu à de nombreux endroits pour dégager la boue et fournir des sacs de sable afin de protéger les habitations.

En l'espace d'1/2h, environ 35 litres d'eau par m2 se sont déversées sur cette région parsemée de nombreuses terres agricoles. Face à une telle pluviométrie, les ruisseaux ont été rapidement saturés. Conscientes que de tels phénomènes climatiques risquent de se reproduire à cause du réchauffement de la planète, les autorités communales ont décidé de prendre des mesures ponctuelles et sur le long terme afin d'en limiter les conséquences potentiellemement dévastatrices.

"A court terme, le service des travaux reconstituera une réserve de sacs de sable immédiatement mobilisable. Nous allons également procéder à l'inspection des égoûts aux endroits problématiques tout en organisant des réunions techniques afin d'identifier et de trouver des solutions avec le collège et les service travaux / environnement", indique Claudy Demarez.

Et le bourgmestre de la cité des Aviateurs d'annoncer à moyen terme la construction d'une zone d'immersion temporaire (ZIT) sur le cours de la Hunelle qui permettra de retenir pas moins de 20.000 m3 d'eau. Le projet sera réalisé en 2022. "Des concertations avec les agriculteurs concernés par les coulées de boues sont également prévues afin de trouver des solutions pérennes", signale encore le maïeur chiévrois.

Contrairement à certaines idées reçues, notre interlocuteur tient à préciser que tous les avaloirs situés sur le territoire de l'entité sont entretenus deux fois par an. "La dernière fois, ce n'était pas plus tard qu'au printemps dernier. Idem en ce qui concerne les ruisseaux qui sont régulièrement curés comme ce fut le cas voici deux ans pour la Hunelle. Malheureusement, le curage pose souvent des problèmes de capacité en aval. Quant aux travaux de pose du collecteur d'Ipalle actuellement en cours, ils n'ont pas eu d'incidence néfaste sur la situation vécue dimanche dernier", souligne Claudy Demarez. 

Partant du principe qu'il vaut mieux prévenir que guérir, le bourgmestre tient à rappeler à ses concitoyens que les déchets verts ne peuvent être déposés sur les berges et qu'il faut éviter à tout prix de jeter des éléments solides dans les avaloirs. Il invite encore toute personne remarquant un avaloir bouché, des déchets qui obstruent un cours d'eau ou toute autre situation problématique à prévenir le service travaux au 068/65.90.46