Ce n’est pas tous les jours qu’une voiture entre en collision avec un avion! C’est pourtant ce qui est arrivé, samedi soir, dans la traversée du carrefour de la Chasse Royale, à Chièvres. Sur le coup de 22h, un véhicule à bord duquel circulaient quatre jeunes ressortissants américains, a échappé au contrôle de son conducteur, avant d’aller percuter un ancien avion de chasse britannique trônant au sommet de la butte du rond-point situé le long de la route Ath - Brugelette (N56).

Suite à une vitesse probablement inadaptée, la voiture a effectué un vol plané, sans mauvais jeu de mots, avant d’atterrir sur le flanc de l’autre côté du giratoire. Le chauffeur a été blessé mais sans gravité. Il s’en est sorti avec une belle frayeur, de même que ses passagers.

Quant à l’avion, un Hunter exposé à cet endroit depuis 2008 pour symboliser la présence de la base militaire américaine toute proche, il a subi des dégâts non négligeables même si cela aurait pu être bien pire. "L’aileron arrière ainsi qu’un bout de l’aile situés du côté gauche de l’appareil ont été endommagés et devront être remplacés. Heureusement que le fuselage n’a pas été touché, sans quoi notre Hunter était bon pour la casse", confie le bourgmestre Claudy Demarez.

Ce dernier promet que tout sera mis en œuvre pour remettre à neuf l’emblème de la cité des Aviateurs qui est la propriété du musée royal de l’Armée (Bruxelles). "Pas plus tard que ce matin, j’ai reçu par mail une proposition du président du musée international de la base militaire de Chièvres en vue du remplacement de l’aileron détruit", se réjouit le maïeur.

Et notre interlocuteur d’ajouter que ce n’est pas la première embardée qui se produit à cet endroit mais jusqu’ici, l’avion avait toujours été épargné. "Afin que cela ne se reproduise plus, il faudra peut-être réfléchir à protéger davantage cette pièce de collection sans pour autant nuire à sa visibilité."

Une expertise doit encore être sollicitée pour que les assurances puissent couvrir les frais de réparation nécessaires. Et dire que ce bel avion qui est devenu une véritable attraction au fil du temps avait été entièrement nettoyé et rénové en juillet 2019 par deux militaires spécialisés dans la restauration du patrimoine aéronautique. Envoyés par le War Heritage Institute, ces derniers avaient reçu, à l’époque, l’aide de deux ouvriers communaux pour entreprendre ce travail de décrassage à bord d’une nacelle télescopique louée par la ville.