Des actions syndicales (arrêt de travail journalier de 2h) sont annoncées à partir de ce vendredi 20 novembre au sein de l’administration communale de Chièvres. Hier, le syndicat libre de la fonction publique de la Région Wallonne (SLFP-ALR) a lancé un préavis de grève pour une durée de 30 jours afin de dénoncer un manque de respect de l’application des mesures pour la lutte contre le Covid-19.

Le SLFP pointe également le non respect de la loi sur le statut syndical, de la circulaire du 20 octobre 2020 ainsi que du nouvel arrêté ministériel du 1er novembre dernier portant sur le télétravail obligatoire. Selon le syndicat, les membres du personnel du service technique ressentent un dénigrement de la part du collège et ont été extrêmement heurtés par les propos tenus lors du conseil communal du 20 octobre dernier.

Au cours de cette séance retransmise en direct sur les réseaux sociaux, le bourgmestre avait utilisé le terme “bras cassés” en parlant de certains ouvriers communaux. “Il est très facile de sortir une phrase de son contexte alors que le débat portait plus largement sur la politique de recrutement. Cette polémique ne doit pas effacer tout le bien que j’ai dit sur la qualité du travail accompli par la majorité du personnel. Mon intention n’a jamais été de généraliser ni de blesser qui que ce soit”, se défend Claudy Demarez (MR).

“Il est inadmissible qu’un responsable politique puisse tenir de tels propos”, considère pour sa part Olivier Hartiel, chef de file de l’opposition socialiste dont le parti soutient ce mouvement syndical.

Une réunion par visioconférence est prévue ce vendredi, à 13h30, entre les autorités communales et les délégués syndicaux. Ayant sollicité en urgence cette concertation par écrans interposés, ces derniers exigent que soient respectées les circulaires régionales en matière de prévention contre le Covid-19, de même que les législations relatives au bien-être au travail. Parmi leurs autres revendications figurent la séparation de tout lien hiérarchique ou d’autorité entre les mandataires et le personnel, une solution pérenne pour l’ensemble du personnel et le respect de celui-ci au travers des communications envers les citoyens.

“Nous nous réservons le droit d’utiliser le droit d’utiliser l’ensemble des moyens légaux d’action et de grève afin de faire entendre les revendications du personnel tout en nous associant à toutes les actions et revendications menées en front commun”, conclut le SLFP dans un courrier adressé mercredi au bourgmestre de la cité des Aviateurs et à ses échevins.