Depuis quelques jours, la cité de Magritte enregistre un regain de contaminations. Les rapports chiffrés de l’Aviq transmis au bourgmestre font état de 15 personnes confirmées positives au Covid-19 au cours de ces deux dernières semaines.

Les autorités communales ont aussitôt relayé l’information sur le site Internet et la page Facebook de la Ville. En raison de ce nombre plus élevé de cas positifs mais sans céder à la panique, celle-ci vient de passer au niveau d’alarme 2 sur une échelle allant de 0 à 3. Il faut savoir que chaque fois qu’un nouveau seuil est atteint, le niveau augmente d’un point.

Les différents seuils d’alarme sont établis en fonction des critères suivants: plus de 20 tests positifs hebdomadaires pour 100 000 habitants, un nombre croissant de nouveaux cas pendant quatre des sept derniers jours et si le nombre de jours depuis le dernier jour sans test positif est supérieur à quatre.

"Ce nouveau seuil franchi à Lessines n’impose pas l’adoption de nouvelles mesures mais une sensibilisation renforcée", indique-t-on du côté de la Ville tout en ajoutant que la meilleure défense face au virus reste le respect des gestes barrières.

Le masque en fait partie et doit continuer à être portée dans les lieux obligatoires, où la densité de personnes le justifie et lorsque les mesures de distanciation sociale sont difficilement applicables.

Contrairement aux bourgmestres des villes voisines d’Ath et de Lessines, Pascal De Handschutter n’a pas jugé nécessaire d’ordonner des mesures de protection sanitaire complémentaires, telle que l’obligation de porter le masque en rue par exemple, à celles édictées jusqu’à nouvel ordre par le Conseil National de Sécurité.

Depuis le mois de mai, le conseil communal se tient dans le hall du centre sportif Claudy Criquielion afin de garantir les règles sanitaires. Lors de la prochaine séance programmée jeudi soir, le groupe Écolo interpellera le bourgmestre pour lui demander s’il ne serait pas envisageable que les élus se réunissent dans une des salles du centre culturel où dans une des écoles communales de l’entité.

"Bien que la distanciation sociale entre les mandataires et le public soit respectée, tous se plaignent de la déplorable acoustique de cet espace qui n’a pas été conçue pour des réunions. Les spectateurs ont du mal à suivre nos interventions et nous devons nous-mêmes tendre l’oreille pour entendre ce qui est dit. Cette situation n’est plaisante pour personne et pose un réel problème pour la qualité des débats", déplore Philippe Hocepied.