Malgré l’absence d’Elia et de ses experts sur les marchés et lors des rencontres citoyennes, le bourgmestre athois a maintenu la réunion d’information programmée mardi soir à l’école Georges Roland.

C’est dans une ambiance sereine et constructive que s’est déroulée cette soirée à laquelle ont pris part dans le respect des règles sanitaires 180 personnes issues principalement des villages de l’entité figurant sur le parcours de la future ligne à haute tension. Et parmi eux, des riverains regroupés au sein du collectif AthTension.

Entouré de plusieurs échevins, le bourgmestre de la capitale du Pays vert a rappelé la position de sa ville et des six autres communes de Wallonie picarde susceptibles d’être à l’horizon 2030 survolées et défigurées par des lignes de 350 000 volts supportées par des pylônes de 65 m de hauteur.

C’est non !

"En l’état actuel, c’est non au tracé de la Boucle du Hainaut même s’il s’agit d’un projet fédéral où le gouvernement wallon sera le décideur final. Nous sommes ici pour échanger, écouter et travailler ensemble afin d’envisager des alternatives qui correspondent mieux aux attentes de la population."

Dans le cadre de la future étude d’incidences, notre interlocuteur souhaite qu’un bureau indépendant désigné par le SPW étudie la faisabilité d’enterrer deux lignes de 150 000 volts en plus de celle déjà existante au détriment de l’actuel projet visuellement très préjudiciable d’une ligne aérienne de 350 000 volts.

Celui qui préside également aux destinées de l’intercommunale Ideta entend solliciter une étude sanitaire auprès de Valérie De Bue, ministre wallonne de la Santé, en sachant que l’exposition à des champs électromagnétiques d’une telle puissance peut être potentiellement nocive pour l’homme et l’animal.

Bruno Lefèbvre espère de la sorte amener la RW à légiférer sur des distances de sécurité comme c’est déjà le cas en Flandre où la réglementation en la matière est plus stricte.

Le bourgmestre compte, en outre, demander à l’Observatoire de la Santé de se pencher sur les études existantes tout en faisant appel à l’université de Mons (UMONS) pour élaborer une cartographie des réels besoins énergétiques en Wallonie picarde.

Après 1 h 30 d’échanges constructifs et pacifiques, le bourgmestre a annoncé la mise en place d’un conseil consultatif citoyen.