La Ville percevra 736 770 € de recettes IPP en plus en 2019.

Ce sont une fois encore les finances, via une modification budgétaire, qui ont enflammé les débats tout en attisant certaines rancœurs lors du conseil communal.

"Celle-ci sera la seule de l’exercice 2019 et s’inscrit dans le cadre du plan de gestion. En accord avec le Crac, la cotisation de responsabilisation CPAS de 1 770 856 € est à présent comptabilisée aux exercices antérieurs, ce qui permet de dégager un boni à l’exercice propre mais sans pour autant résoudre le fond du problème", indique Christophe Degand (MR).

Et l’échevin des Finances d’ajouter que la situation antérieure est à présent sous contrôle. Le résultat global s’améliore de 842 769 €, mais la situation financière de la Ville reste précaire et impose un suivi budgétaire mensuel.

Les dépenses de personnel affichent une baisse de 81 957 € mais ce sont surtout celles de transfert dont la diminution est la plus significative (- 1 706 401 €). On relève encore une réduction de 121 980 € au niveau des dépenses de dette.

"Cela s’explique par le fait que les projets prévus cette année à l’extraordinaire n’ont pas tous été entamés et qu’en matière d’investissement, la balise de 70 € par habitant a été respectée".

Du côté des recettes, la Ville va percevoir davantage de rentrées fiscales à l’IPP (+ 736 770 €) par rapport à ce qui était initialement prévu.

"L’amélioration des chiffres résulte aussi d’un meilleur recensement des taxes communales comme celles sur les enseignes par exemple. Une personne a été engagée pour vérifier sur le terrain que celles-ci sont désormais appliquées correctement".

Des propos qui percutent

Se sentant visé, l’ancien bourgmestre est sorti de ses gonds, accusant l’échevin des Finances d’avoir fait perdre de l’argent à la Ville lorsque ce dernier siégeait à ses côtés.

Par la voix de l’ex-maïeur, le groupe LLA s’est abstenu au moment du vote. Estimant qu’il n’y avait pas d’amélioration notoire sur le plan financier, Marc Duvivier a une fois encore reproché à la majorité d’imputer systématiquement l’épineuse question de la cotisation de responsabilisation (versement des pensions du personnel statutaire) à des actes de mauvaise gestion lorsqu’il était aux affaires.

"Il s’agit d’un problème qui n’est pas spécifique à Ath mais à beaucoup de villes wallonnes et qui va aller en s’aggravant."