Ce matin, la police était présente dans une ferme aux allures de dépotoir, dans l'entité de Frasnes-lez-Anvaing. Le propriétaire des lieux, étant connu des autorités pour être assez violent.

Une fois sur place, l'équipe des soigneurs professionnels du refuge est atterrée. Au bout du terrain, ils aperçoivent le lieu de vie des deux bovins. Il s'agit d'une grange en tôle dont le sol a disparu, il y a longtemps, sous les déjections. L'entrée est notamment bloquée par les deux barrières en métal solidement attachées au reste du bâtiment par des cordes mais surtout, immobilisées par une montage de paille pourrie.

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Le tas de paille et de crasse était tellement compact qu'il a fallu utiliser un tracteur pour dégager les barrières et avoir une chance de faire sortir les animaux. Cette difficulté à accéder l'endroit, témoigne de manière évidente que les bovins n'étaient plus sortis depuis bien longtemps et que le propriétaire n'avait pas l'intention de les retirer de si tôt.

Une scène d'horreur 

A l'intérieur , l'équipe est frappée par l'horreur. Sur les deux tiers de la surface du bâtiment, c'est la fange qui règne. Les bovins, une vache et un taureau, s'y enfoncent jusqu'au ventre et peinent à se déplacer.

Ensuite, ce qu'ils imaginent d'abord, comme étant des tas de paille sale et pourrie se révèlent être en fait, des cadavres de bovins en décomposition. Plus loin, ce sont des os et un crâne qui sont sur le sol.

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Après une évacuation compliquée, les animaux finissent par être embarqués, sous bonne escorte de la police, qui doit maintenir le propriétaire des lieux à distance.

Sur place, des équidés et une trentaine de chiens attendaient, eux, les autres associations qui les prenaient en charge ensuite.

Les deux bovins ne respirent pas la santé. Leurs pattes sont recouvertes de déjections qui ont gravement irrité la peau. Ils souffrent tous les deux d'une infection de poux. Leur peau est également rongée par la gale. Les animaux devront être tondus, lavés et traités contre les parasites. L'environnement propre et paisible du refuge leur permettra sans aucun doute, de revivre.

Le propriétaire pourra être poursuivi au pénal ou administrativement. Si le Parquet décide de prendre la main dans cette affaire, il pourra renvoyer le propriétaire devant le tribunal correctionnel. Celui-ci risque 8 jours à 3 ans de prison et/ou une amende pouvant s'élever à 1 million d'euros.