Grandement impactée par la crise sanitaire, l'esthéticienne Emilie a dû encaisser les mesures prises par le gouvernement et s'adapter. Aujourd'hui, la jeune femme est heureuse et impatiente de rouvrir son institut ce lundi.

"Cela devenait très compliqué. Au premier confinement, nous avons pris conscience que la situation était grave. Au deuxième, on nous avait dit que nous devions fermer pour six semaines sauf, que cela s'est prolongé en quatre mois et cela a été difficile à accepter. Nous avons complètement été oubliés. Ils ont dégradé notre profession et être considéré comme non-essentiel est difficile à entendre. Les personnes ont besoin de nous, elles viennent pour des soins mais aussi pour avoir un lien humain. Pour un client, c'est agréable de prendre un peu de temps pour soi. Cependant, le gouvernement nous a interdit tout ce qui nous faisait du bien. Je suis donc ravie et soulagée de pouvoir reprendre lundi", ajoute Emilie Rosseel.

Malgré ces longs mois sans pouvoir pratiquer et sans pouvoir côtoyer sa clientèle, Emilie a eu beaucoup de soutien de leur part. "Il y a un énorme soutien de ma clientèle et de la population. Même les gens que je ne connais pas n'hésitent pas à m'interpeller pour témoigner leur bienveillance. J'ai quand même profité du confinement pour mettre en place un système de prise de rendez-vous et de vente par Internet. C'était plus facile pour les clients et pour moi".

Une reprise attendue

Pour la réouverture, la jeune esthéticienne a dû s'adapter afin que son institut respecte toutes les règles.

"Il faut bien entendu toujours prendre rendez-vous. Il y a quinze minutes entre chaque client afin de désinfecter les locaux et faire le changement des serviettes. Je dois également vérifier le taux de CO2 pour qu'il y ait une bonne aération. J'essaie aussi d'alterner les soins,  j'ai de la chance d'avoir un grand institut et chaque pièce est dédiée à un soin particulier. Les clients doivent attendre leur tour à l'extérieur et non dans la salle d'attente", déclare la jeune femme. 

Au niveau des réservations, Emilie a pu constater que sa clientèle était toujours restée aussi fidèle et n'avait pas peur de revenir à l'institut. 

"En ce qui concerne les réservations, la reprise est excellente, c'est du pur bonheur. Je n'ai plus de place avant le 24 mars. Je m'attendais à ce que certains clients soient un peu réticents, mais pas du tout. Ils ne sont pas inquiets, j'ai une clientèle qui se sent en confiance au sein de mon institut", précise l'esthéticienne de chez Emilie Jolie.

Pour l'avenir, Emilie reste positive mais cette dernière ne pourra pas admettre un nouveau confinement. "Je n'accepterai pas un troisième arrêt. Fermer les métiers de contact n'améliorait pas la situation", conclut l'esthéticienne.