A l'heure actuelle, la zone de police Sylle et Dendre s'appuie sur un effectif de 80 équivalents temps plein qui se répartissent sur un vaste territoire géographique englobant six communes: Enghien, Silly, Brugelette, Chièvres, Lens et Jurbise. Chacune de ces communes dispose d'un service de proximité. Celui d'Enghien compte sept inspecteurs qui, depuis quelques jours, accomplissent leurs missions depuis un nouveau QG.  

La semaine dernière, ces derniers ont, en effet, pris possession de locaux fraîchement rénovés au n°109 de la rue d'Hoves, juste en face de l'ancien commissariat, Appartenant au CPAS enghiennois, ceux-ci sont désormais loués à la police de proximité de la cité d'Arenberg après avoir subi des travaux de remise à neuf dont se sont chargés les ouvriers de la régie de quartier aux côtés de membres du personnel communal et du Centre public d'action sociale. 

"Le bâtiment occupé depuis la réforme des services de police était celui de la brigade de gendarmerie d’Enghien. Il ne répondait plus vraiment aux actuels besoins d’un service de police de proximité et une solution devait être trouvée pour améliorer les conditions de travail des forces de l'ordre et d'accueil des citoyens. Des démarches fructueuses ont donc été entreprises par les autorités locales en collaboration avec le collège et le conseil de la zone de police", explique la commissaire Patricia Braschkin. 

Ce nouveau port d'attache des inspecteurs de quartier enghiennois qui sera officiellement inauguré ce mardi 29 juin est le fruit d’une collaboration inédite entre la ville, la régie des quartiers, le CPAS et la zone de police. En effet, depuis de nombreux mois, les ouvriers des différentes parties impliquées ont œuvré main dans la main avec la zone de police et différents corps de métier afin d’adapter les anciens locaux du CPAS et de les rendre fonctionnels au travail de police de proximité. 

Occupant une partie du rez-de-chaussée de cette imposante bâtisse, les agents de quartier bénéficient d'un espace de travail nettement plus important et sécurisé que celui qui était encore le leur dans un passé très récent. Des locaux ont été spécialement aménagés pour procéder en toute discrétion à l'audition des plaignants et d'autres à l'interrogatoire de personnes provisoirement privées de liberté après commis des faits délictueux. En vertu de la loi Salduz, les auteurs de faits répréhensibles pourront faire appel à un avocat dans des locaux spécialement conçus à cette fin.