Suite aux pluies diluviennes qui ont provoqué d'importantes inondations à Marcq, aggravées par un chantier réalisé pour le compte d'Infrabel, gestionnaire des infrastructures ferroviaires, la ville d'Enghien a mis plusieurs choses en place pour éviter de nouveaux débordements ou de nouvelles coulées de boue. 

Dans le cadre de ce plan d'action, elle entend d'abord informer les personnes sinistrées, au nombre d'une vingtaine dont les habitations sont situées dans le périmètre de la place, sur les causes de ces inondations et sur les mesures de prévention. "Il est primordial que les compagnies d'assurance puissent bien en identifier les éléments déclencheurs pour indemniser correctement leurs clients préjudiciés et se retourner vers d'éventuels responsables", explique le bourgmestre Olivier Saint-Amand (Ecolo). 

A certains endroits au coeur de ce village, on a relevé jusqu'à 1,60m d'eau dont le niveau est monté à une vitesse vertigineuse selon plusieurs témoins. Les occupants de quelques maisons situées du côté du Val de Marcq se sont également retrouvés les pieds dans l'eau en l'espace de quelques minutes. 

Outre la mise en place de ballots de paille pour contrer les coulées de boue aux endroits critiques, les autorités communales ont commencé à prendre contact avec les agriculteurs qui exploitent des parcelles à risque pour suggérer des mesures de protection contre les coulées de boue en recréant par exemple des obstacles naturels. "La Ville va également solliciter une étude auprès du GiSER sur un bassin versant particulièrement sensible", annonce encore le bourgmestre. 

Si Marcq a été l'épicentre de ces récentes inondations qui n'auraient jamais atteint une telle ampleur sans ces travaux au niveau d'un pont du chemin de fert qui ont entravé le bon écoulement des eaux malgré l'existence de zones d'immersion temporaire (ZIT), il subsiste ailleurs sur le territoire de l'entité enghiennoise d'autres points sensibles en cas de telles intempéries. C'est pourquoi deux autres ZIT sont en projet. 

La première nouvelle ZIT devrait voir le jour à l'arrière des anciennes fonderies Sturbois, non loin de la rue Albert 1er et de la frontière linguistique, pour contenir les eaux du ruisseau de l'enfer qui sort régulièrement de son lit. Pour ne rien arranger, les eaux provenant de l'arrière du quartier de la gare et du quartier Val-Lise convergent vers cette zone inondable. 

"Contrairement à Marcq où nous avons pu acquérir les terrains nécessaires dans le cadre du remembrement du TGV, toute la difficulté ici est de parvenir à négocier l'achat de terres qui ne nous appartiennent pas. Heureusement, il n'y a qu'un seul propriétaire et les tractations devraient pouvoir aboutir dans un délai raisonnable", poursuit Olivier Saint-Amand.  

Une autre zone d'immersion temporaire est prévue à l'arrière du cimetière de Petit-Enghien. Dans le cadre de ce projet qui bénéficiera de subventions européennes, la Ville a d'ores et déjà fait appel à un bureau d'étude spécialisé qui a calibré et quantifié les besoins. "Ce dossier-ci risque de prendre plus de temps car les parcelles convoitées appartiennent à plusieurs propriétaires", fait savoir le bourgmestre enghiennois.