La cité d’Arenberg sera la première commune wallonne à ouvrir une telle structure très répandue aux Pays-Bas. Des habitants et élus locaux s’étonnent de ne pas avoir été informés de ce projet-pilote

Selon nos confrères de la RTBF et de l'agence Belga, Enghien sera la première commune wallonne à accueillir une maison de transition. L’information a été révélée par le ministre de la Justice, Koen Geens. Baptisé “sterkhuis”, ce projet-pilote démarrera le 1er janvier 2020 et permettra à des détenus triés sur le volet de purger la dernière partie de leur peine avant de retrouver la liberté. Ces structures de petite taille pouvant accueillir une quinzaine de prisonniers sont conçues pour favoriser leur réinsertion dans la société. 

En septembre prochain, un établissement similaire verra déjà le jour sur le territoire néerlandophone, à Malines. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre du Masterplan Prisons approuvé en 2016, est le fruit d’un partenariat entre la société privée de sécurité G4S et l’organisation Exodus. Le bourgmestre Olivier Saint-Amand (Ecolo) se réjouit qu’Enghien devienne une ville pionnière en la matière tout en insistant sur le fait que ce type de structure a déjà prouvé son efficacité dans un pays voisin comme les Pays-Bas.

Toujours est-il que l’annonce de l'ouverture d’une maison de transition dans la cité d’Arenberg suscite déjà de nombreux commentaires ce matin sur les réseaux sociaux. Des habitants mais aussi des élus locaux siégeant sur les bancs de l’opposition au conseil communal s’étonnent d’apprendre via les médias l’existence d’un tel projet tout en déplorant l’absence de concertation avec la population enghiennoise.

B.D