Lors du conseil communal qui s'est tenu par visioconférence en cette fin de semaine, les mandataires de la cité d'Arenberg ont notamment approuvé les plans de prévention et d'actions relatifs au bien-être au travail du personnel communal. Ceux-ci ont été soumis préalablement à la concertation syndicale et validés par les différentes instances. 

Le chef de file de l'opposition Ensemble Enghien a profité de ce point inscrit à l'ordre du jour pour faire part de ses inquiétudes et s'interroger sur les raisons de plusieurs défections survenues dernièrement parmi les travailleurs de la Ville. "Vu de l’extérieur, on a l’impression qu’il y a une rotation beaucoup plus importante au niveau du personnel. Le nombre de démissions nous semble au delà de la moyenne habituelle. Y a-t-il d'autres causes pour expliquer ces départs que celles liées au bien-être au travail?", a voulu savoir Marc Vanderstichelen. 

"C'est une bonne question à laquelle il est néanmoins difficile de répondre. Une série de démissions sont effectivement intervenues mais relèvent de démarches personnelles et non d'un quelconque mal-être professionnel", (r)assure le bourgmestre Olivier Saint-Amand (Ecolo). Sans citer de nom, ce dernier a indiqué que le conseiller en communication de la Ville n'était pas parti travailler sous d'autres cieux mais qu'il avait choisi de réorienter sa vie. 

"Par ailleurs, nous avons dû mettre un terme au contrat d'une collaboratrice suite à une faute grave. L'intéressée a perdu son poste pour ces raisons-là. Une autre employée nous a quitté pour une commune plus proche de chez elle. Deux semaines après son départ, elle nous a écrit en avouant qu'elle avait fait une bêtise tellement elle se sentait bien chez nous. Il n'était bien entendu pas possible de la réintégrer", raconte le bourgmestre à titre d'anecdote. 

Et le maïeur de se réjouir que ces départs dont la Ville a souffert ont été en partie compensés par l'arrivée de nouveaux collaborateurs visiblement motivés et ravis de travailler au sein des services administratifs enghiennois. "Pour en avoir discuté avec d'autres collègues au sein de l'Union des Villes et Communes, le problème de recrutement n'est pas spécifique à la ville d'Enghien mais se pose de façon générale. Il y a ainsi une forme de concurrence qui a tendance à s'exercer entre différentes communes. Certains s'en vont tout simplement pour se rapprocher de chez eux et gagner 1/2h de trajet. Ce sont des paramètres qui comptent dans l'organisation d'une journée", poursuit Olivier Saint-Amand. 

Le premier citoyen de la cité des Titjes insiste encore sur le fait que les dernières réunions syndicales n'ont pas mis en évidence des difficultés particulières. "Que du contraire, les représentants syndicaux se sont réjouis de la manière dont nous avons géré la crise sanitaire au sein du personnel communal. L'ambiance est bonne et les retours globalement positifs par rapport à ce que la Ville a mis en place pour améliorer le bien-être au travail durant cette période si difficile. Alors que certains ont la possibilité de faire du télétravail, ils préfèrent se rendre au bureau. Je ne dis pas que tout le monde est parfaitement heureux à son boulot mais les informations dont je dispose de même celles de la directrice générale ne font pas état de situations problématiques comme ce fut le cas voici quelques années au sein des services techniques." 

Les propos rassurants du bourgmestre n'ont pas convaincu le conseiller Geoffrey Derycke (Ensemble Enghien) qui affirme avoir des échos plus négatifs en provenance de l'administration communale tout en estimant que cela doit se débattre à huis clos et non en séance publique.