Pays Vert Le groupe Ensemble Enghien émet aussi de vives réserves sur le projet pilote de maison de transition, sujet à polémique.

D’ici son ouverture prévue en janvier prochain, gageons que l’ouverture à Marcq (Enghien) d’une maison de réinsertion pour détenus en fin de peine fera encore couler beaucoup d’encre.

Polémique : les mandataires du mouvement Ensemble Enghien (ex-CDH) ne voient pas d’un bon œil ce projet sur le territoire enghiennois, et ce pour diverses raisons.

"Notre groupe ne s’oppose pas à la réinsertion des prisonniers via les maisons de transition mais nous avons des questions et des réserves sur la manière dont la décision a été prise et sur l’opportunité d’implanter une telle structure à cet endroit" , explique Marc Vanderstichelen.

Sur la forme d’abord, le chef de file de EE et les siens déplorent une communication défaillante : "Il y a de quoi s’insurger sur le fait que le collège a accepté précipitamment cette MDT sachant que d’autres villes dont celle de Spa ont refusé un tel projet."

Pour notre interlocuteur, le choix de la localisation pose également question. "Le 242 de la chaussée d’Ath est très mal desservi par les transports en commun. Comment les détenus vont-ils pouvoir se déplacer et comment les proches vont-ils pouvoir leur rendre visite ?" s’interroge Marc Vanderstichelen.

Et ce dernier de constater qu’il n’y a pas un réseau d’entreprises dans les environs immédiats permettant l’occupation des détenus. "Une maison plus proche d’un centre-ville ou d’un zoning ne serait-elle pas plus appropriée ? Nous avons suggéré le zoning de Ghislenghien, riche en entreprises, avec possibilité de trouver un emploi."

Le conseiller EE estime, en outre, que la cité d’Arenberg ne dispose pas de l’infrastructure sécuritaire nécessaire. "Malines est la seconde ville à avoir accepté ce projet pilote mais celle-ci dispose d’une prison qui peut continuer à assumer son rôle facilement en cas de problème. Notre zone de police n’est pas équipée, de surcroît, pour des missions supplémentaires. Son effectif est d’un policier pour 670 habitants alors qu’il est d’un policier pour 255 habitants à Malines."

Le porte-parole du groupe EE insiste encore sur le fait que la ville d’Enghien va perdre son commissariat, appelé à s’installer à Silly sur un site flambant neuf.

À la lueur d’une actualité récente, l’aspect sécuritaire préoccupe également Philippe Streydio.

"À Ruiselede, en Flandre, il existe un centre de jour en milieu ouvert où, la semaine dernière, trois détenus n’ont pas réintégré leur chambre. C’est déjà le cinquième depuis le début de l’année" , s’inquiète l’ex-échevin libéral.