Pari réussi pour les organisateurs du festival LaSemo qui dressent un bilan très positif de l'édition 2021 et ce, malgré les contraintes sanitaires limitant le nombre de spectateurs mais aussi de groupes musicaux invités à se produire dans le parc communal. Au total, quelques 10.000 festivaliers répartis en quatre tranches horaires ont rallié, ce dernier week-end, le splendide domaine d'Arenberg. Ces derniers ont pu profiter pleinement d’un festival adapté à ces circonstances exceptionnelles et rebaptisé Ceci n'est toujours pas LaSemo en guise de clin d'oeil au surréalisme belge et à Magritte. 

Après deux années compliquées, le retour à la culture s'avérait nécessaire tant pour le public que pour les artistes qui avaient hâte de pouvoir à nouveau communier ensemble et partager des moments d'émotion, d'évasion et de bonnes vibrations. 

Le festival programmé ces 10 et 11 juillet s’est pourtant révélé être un challenge d’organisation, une course contre la montre de cinq semaines inscrite dans un contexte organisationnel presque impossible. Un projet aussi fou qu’audacieux. Et pourtant, l’équipe du festival a de nouveau trouvé la bonne recette pour faire vibrer le parc enghiennois d’un événement magique, tant pour les petits que pour les grands.

"Les premiers retours du public sont unanimes. Cette édition de LaSemo a dessiné des sourires sur le visage des enfants et des adultes, les journées se sont chargées d’une émotion inexplicable. Nous avons ressenti chez nos festivaliers beaucoup de reconnaissance et de joie lors de ces retrouvailles en toute sécurité", confie Samuel Chappel, directeur du festival durable. 

Malgré les adaptations nécessaires aux protocoles du mois de juillet, force est de constater que le plus important festival de Wallonie Picarde a conservé son ambiance conviviale, sa pluridisciplinarité, sa durabilité et son accueil inégalable des familles. Autant d'ingrédients qui ont forgé son succès et son identité. Entre spectacles, têtes d’affiches et découvertes musicales, conférences et activités variées, toutes les générations ont à nouveau vibré lors du retour d’un festival tant espéré. Si l’offre artistique était une fois encore d’une grande qualité, c’est surtout le retour du partage et des rencontres avec les artistes qui a marqué les esprits au coeur de l'écrin de verdure enghiennois. 

S'étalant de 9h à 16h, les journées ont conquis un public plus familial avec de nombreux jeux, animations et concerts pour les plus jeunes. Les soirées, réparties entre 17h et minuit, ont fait le bonheur des festivaliers les plus festifs, venus pour revivre le frisson du live devant les concerts de L’Impératrice, Kid Francescoli ou encore de Naâman.

Si ceci n’était toujours pas LaSemo, l’événement a une fois de plus confirmé l’expertise des équipes de Pastoo dans l'adaptation de ses événements au contexte actuel. Les résultats des différents événements-tests menés dans le pays s’accordent avec les conclusions de ce week-end à Enghien. "Il est définitivement possible de retrouver des parenthèses d’évasion et de culture, en toute sécurité. En sont la preuve le bon respect des normes sanitaires par un public qui a joué le jeu, un événement qui a tenté l’audace et des artistes qui auront définitivement marqué les esprits", se réjouit Samuel Chappel.