A 51 ans, Philippe Streydio met fin à une longue et riche carrière politique. Le conseiller libéral a profité du conseil communal réuni pour la première fois, jeudi soir, en visioconférence, pour annoncer sa démission.

Petit-fils d’Albert Streydio qui fut bourgmestre du village de Marcq avant la fusion des communes, puis échevin de son successeur Clément Crohain, Philippe Streydio s’etait présenté pour la première fois en 1994 sans être élu, avant de récidiver six ans plus tard avec succès sur la liste PRL/RDC emmenée par Florine Pary-Mille (ex-bourgmestre). Un premier mandat durant lequel il présida aux destinées du CPAS.

Réélu en 2006, il accédera à la présidence de Nautisport tout en occupant au sein du collège différents échevinats dont celui des Sports et du Commerce. En 2018, après avoir exercé trois mandats successifs au sein d’une majorité associant son parti à Ecolo et au PS, il se retrouve dans l’opposition suite au schisme intervenu deux ans plus tôt au sein du MR.

“Sans cela, je ne me serais déjà plus représenté voici deux ans mais les aléas de la vie politique ont fait que j’ai accepté de soutenir Florine Pary-Mille en poussant sa liste. Même si je fus encore élu, ma candidature n’aura pas suffi à maintenir le MR au sein de la majorité tripartite du bourgmestre Olivier Saint-Amand”, regrette-t-il. Et notre interlocuteur d’ajouter qu’il n’a jamais voulu faire de la politique un métier, mais plutôt un engagement au service de la collectivité en marge de ses activités professionnelles bien remplies.

Membre très actif d’un service-club, Philippe Streydio sera remplacé par son 1er suppléant Jean-François Baudoux qui n’est autre que le président du FC enghiennois.