La magie du Tour a opéré malgré le passage éclair des vedettes du TDF que beaucoup suivront sur le petit écran.

Notre région a toujours été un passage obligé pour les organisateurs du Tour de France. Dans un passé pas si lointain, on se souviendra que les villes de Mouscron et de Tournai furent le théâtre prestigieux d’un départ ou d’une arrivée.

À de multiples reprises, la Wallonie picarde a eu le privilège d’être traversée par les coureurs de la Grande Boucle. Ce fut encore le cas ce samedi du côté d’Enghien et de Silly.

Ces deux entités ont mis le paquet pour accueillir cet événement sportif qui, est-il besoin de le rappeler, n’a rien à envier aux JO ni à la Coupe du monde de football. Dans la cité d’Arenberg, voilà un an et demi que Dany Dehandschutter, fondateur du Cyclo Bol d’Air, préparait ce rendez-vous incontournable.

Sans lui, le passage du TDF à Enghien, le 4e de son histoire, n’aurait jamais connu un tel succès populaire. Les Enghiennois mais pas seulement ont, en effet, répondu présent pour voir passer la caravane publicitaire et acclamer les stars du peloton lors de leur passage éclair dans la cité des Titjes.

À l’instar des géants de Petit-Enghien, village de l’entité où le nom d’Eddy Merckx apparut pour la première fois au palmarès d’une course cycliste, les pensionnaires de la maison de repos étaient de sortie pour applaudir avec des petits drapeaux jaunes les coureurs qui leur ont fait l’honneur de passer devant leur établissement. Positionnés très tôt sur le parcours pour ne rien rater du spectacle, de nombreux spectateurs ont emporté avec eux leur pique-nique et des chaises pliantes.

Sous cette chaleur, certains sortiront de leur frigo box une bonne bière tandis que d’autres opteront pour un rafraîchissant verre de vin blanc ou rosé.

Sur le parcours, nous croisons également des adeptes de la bronzette et de la sieste. À l’image de ce couple venu de Renaix faisant partie du fan-club de Philippe Gilbert - le grand absent belge de ce Tour - et qui sont des acharnés du vélo mais aussi des fidèles lecteurs de La DH.

Avant même l’arrivée des coureurs, les premières impressions du chef d’orchestre de cette journée inoubliable étaient déjà très positives.

"Je ne crois pas que l’on puisse rêver une plus belle fête que celle-ci. Tout comme la météo, le public est au rendez-vous. Voilà plus d’un an que nous préparons cette journée avec l’aide de l’administration communale mais aussi des organisateurs du LaSemo qui ont accepté de décaler leur festival d’une semaine" , commente Dany Dehandschutter.

Très reconnaissant envers tous ceux qui l’ont épaulé, notre interlocuteur nous avouera un peu plus tard qu’il s’agit du plus beau jour de sa vie après son mariage et la naissance de ses (petits) enfants. C’est tout dire !