Lors du dernier conseil communal, l’assemblée devait adopter la répartition des subsides octroyés par le gouvernement wallon en faveur des clubs sportifs impactés dans l’organisation de leurs activités par la crise sanitaire. "La Région wallonne a prévu un soutien qui transite par les communes, explique le bourgmestre Écolo, Olivier Saint-Amand. "Nous jouons le rôle de banquier dans ce mouvement. Le conseil communal doit donc valider officiellement la répartition de ces moyens. Ce n’est pas nous qui avons calculé cette répartition, elle résulte d’un calcul proposé par la Région." Christophe Deville, échevin des sports (PS), rappelle que "le subside s’élève à 40€ par membre et par club, pour autant que ce dernier soit reconnu par une ligue ou une fédération"

"Ça ne répond pas à la réalité de terrain"

Une clé de répartition qui fait un peu grincer des dents puisque dix membres du conseil communal sur vingt-deux se sont abstenus. Ce sont deux partenaires de la majorité, En Mouvement et Écolo, à l’exception du bourgmestre, qui marquent leur désaccord par rapport à cette répartition de moyens. Guy Deviese, pour Écolo, indique: "Je m’abstiens, car ces critères ne correspondent pas à la réalité de terrain. Je trouve qu’il y a des clubs qui ont des besoins plus importants que ceux qui comptent le plus de membres."

De son côté, Jean-Yves Sturbois, pour En Mouvement, souligne qu’"il y a aussi des clubs qui ne sont pas en fédération qui font un travail exceptionnel sur Enghien et qui ne sont pas repris dans cette liste. C’est un peu dommage c’est pourquoi je souhaite m’abstenir en soutien de ces clubs."

Et les gestionnaires d’infrastructures?

Ce qui choque aussi le conseil communal enghiennois, c’est le manque de considération de la Région wallonne pour les gestionnaires d’infrastructures sportives. Le conseiller d’opposition Quentin Merckx (Ensemble Enghien) interpelle: "Ce ne serait pas le moment de faire une remarque à la Région wallonne concernant le peu d’aide que les infrastructures sportives de la ville ont eu? Il faudrait tirer la sonnette d’alarme de ce côté-là." Le bourgmestre Olivier Saint-Amand a bien conscience de ce problème. "Nous avons déjà relayé cette préoccupation avec force auprès de la Région et du ministre Jean-Luc Crucke. Je dois constater qu’il n’y a pas eu beaucoup d’échos à ce sujet. La Région semble estimer que les clubs ont connu une année compliquée, mais c’est étonnant qu’elle ne considère pas que les gestionnaires d’infrastructures ont aussi connu une année particulièrement difficile. Dans le courrier que nous enverrons pour marquer l’adoption du subside, nous soulignerons que le conseil communal s’étonne et regrette cette absence de soutien pour les gestionnaires d’infrastructures sportives."