Lors du dernier conseil communal communal, l'opposition s'est étonnée de la hausse conséquente du coût des travaux d'aménagement des écuries du parc. Les mandataires de la cité d'Arenberg ont été invités à approuver l'inscription d'un montant supplémentaire de 525.000€ au budget extraordinaire. Il s'agit de la première modification budgétaire de l'exercice 2021 soumis au vote si tôt dans l'année pour éviter le paiement de frais de retard. 

"Suite à cette rallonge de plus d'un demi million d'euros non subsidié, le coût à charge de la Ville s'élève désormais à 1800.000€. C'est quand même beaucoup d'argent en plus. De surcroît, les frais d'architecte augmentent de 20% (80.000€) et nous paraissent beaucoup trop élévés. A ce titre, serait-il envisageable de négocier à la baisse les honoraires avec l'auteur de projet?", s'interroge Marc Vanderstichelen.   

Le conseiller de l'opposition EE est revenu sur la genèse du dossier qui fut présenté pour la première fois au conseil communal en 2016. "A l'époque, l'intervention communale se chiffrait à 720.000€ avec un subside de l'ordre de 75%. Suite à une erreur de l'architecte de 200.000€, celle-ci est montée à 1.250.000€", laisse-t-il entendre.  

Du côté du MR, l'ex-bourgmestre Florine Pary-Mille a également demandé des éclaircissements par rapport à ces surcoûts importants intervenus dans le cadre du chantier de restauration de la partie supérieure des anciennes écuries du parc. 

L'échevin des Finances a détaillé les différents postes qui ont conduit à l'alourdissement de la facture dont celui de la rénovation de la toiture et de la charpente: "Pour des raisons de sécurité (résistance au feu en cas d'incendie), les pompiers ont imposé un autre système d'isolation. Cette exigence est intervenue tardivement et a déjà fait grimper les prix de façon significative. D'autre part, il est apparu lors de la préparation du chantier que la charpente était en moins bon état que prévu. On ne pouvait le savoir qu'en démontant l'ouvrage existant. Le renforcement de la structure par des poutres s'est avéré indispensable", explique Pascal Hillewaert (Ecolo). 

Ce dernier a encore mentionné toute une série d'autres imprévus auxquels a donné lieu ce chantier long de deux ans ayant pris aussi du retard en raison de la crise sanitaire. "Il a fallu rajouter des détecteurs incendie au rez-de-chaussée et au sous-sol. D'autres mauvaises surprises sont apparues au niveau du système de chauffage existant qu'il a fallu remplacer en raison de son obsolescence. On aurait pu le faire plus tard mais cela nous aurait coûté deux fois plus cher."

Pour le grand argentier de la cité d'Arenberg, aucun manquement ne peut être imputé à l'architecte dont la qualité du travail a été mis en exergue par le bourgmestre: "Grâce à une parfaite connaissance du dossier, celui-ci nous a fait gagner pas mal d'argent et le suivi des travaux a été remarquable. On ne peut pas en même temps être un ardent défenseur du patrimoine et reprocher que ça coûte trop cher", commente Olivier Saint-Amand (Ecolo). Le maïeur a profité de l'occasion pour annoncer que la prochaine réunion du conseil communal en présentiel se tiendra dans les nouvelles salles des écuries. 

Son échevin des Finances a encore fait savoir qu'en matière de sécurité, les législations et les normes évoluent sans cesse au sens le plus strict du terme. "Nous avons pu négocier avec les organismes agréés car leurs exigences étaient encore nettement supérieures aux nôtres. N'oublions pas qu'il s'agit d'un bâtiment historique et classé pour lequel des obligations plus contraignantes s'imposent", indique encore Pascal Hillewaert. "Nous avons également rajouté des fonctionnalités pour les salles de réunion et de séminaire en les équipant d'un système informatique avec la connexion à la fibre opique, ce qui n'était pas prévu au départ. Je peux vous assurer que chaque supplément a été âprement discuté."

Après de longs débats, les deux formations politiques siégeant dans la minorité se sont abstenues lors du vote.