Pays Vert Lancée ce week-end sur Internet, celle-ci a déjà recueilli quelques centaines de signatures contre ce projet.

Alors que le collège communal a programmé le 11 septembre prochain une réunion d’information pour éclairer la population enghiennoise, le projet de maison de transition suscite une opposition de plus en plus forte au cœur de la cité d’Arenberg.

Et, notamment, parmi les habitants du village de Marcq où cette structure inédite en Wallonie, dont l’objectif est de réinsérer des détenus en fin de peine pour une période de 6 à 18 mois, verrait le jour le 1er janvier 2020 au 242 de la chaussée d’Ath.

Depuis ce week-end, une pétition citoyenne circule sur Internet et la plateforme Avaaz tout en étant abondamment relayée et commentée sur les réseaux sociaux. Hier matin, celle-ci avait déjà récolté près de 300 signatures et nul doute que le compteur augmentera encore dans les jours et les semaines à venir.

Pour rappel, le concept est nouveau en Belgique et démarrera avec un projet-pilote à Enghien pour la Wallonie et un second à Malines pour la Flandre.

La vocation de ce nouveau modèle carcéral ayant fait ses preuves aux Pays-Bas et dans certains pays nordiques est de permettre à des détenus répondant à toute une série de conditions de retrouver une place dans la société après avoir suivi des formations au sein de ces centres ou en dehors.

"Le ministre de la Justice a fait approuver l’implantation de cette maison de transition à cet endroit suite à l’accueil favorable et l’enthousiasme exprimés par le bourgmestre et ses échevins, et après le refus de la ville de Spa", rappellent les pétitionnaires.

Ces derniers déplorent que leur avis de citoyen n’a pas été pris en considération et que cette décision n’a fait l’objet d’aucune information préalable. Même s’ils admettent que ce projet répond à d’indiscutables besoins d’amélioration des conditions de réinsertion des détenus, les protestataires considèrent que cette maison de transition n’a pas été suffisamment réfléchie ni concertée avec la population locale ni avec les communes voisines.

Et les opposants d’ajouter que ce projet présente d’importants manquements, pointant un manque de policiers sur le territoire concerné, trop peu d’effectifs et de moyens à la Ville pour accompagner ces détenus vers un job ainsi que dans le cadre de leur réinsertion sociale.

Les signataires de la pétition incriminent encore le manque de transports en commun le long de la chaussée d’Ath (ligne 87 Tec) ainsi que le manque de vie sociale et de contrôle social à cet endroit pour favoriser une réelle réinsertion.

"Le site est, de surcroît, situé en zone d’activité économique et non d’habitation, de services publics ou communautaires", font-ils remarquer en guise de conclusion.

Par ailleurs, une pétition a été lancée au même moment sur les réseaux sociaux en faveur de ce projet et celle-ci récolte (avec moins de moyens financiers) déjà plus d'une centaine de signatures.