Hier en fin de matinée, les équipes du refuge des Collines sont intervenues à Flobecq après avoir été informées de la présence de plusieurs moutons sans vie gisant dans une prairie. A leur arrivée sur place, celles-ci n'ont pu que constater le macabre tableau. "J'ai sollicité l'intervention immédiate des services de police et d'un vétérinaire afin de voir si des animaux pouvaient être sauvés mais il était malheureusemment trop tard. Le spectacle n'était pas très joli à voir", témoigne le bourgmestre Philippe Mettens, visiblement indigné par ces actes de cruauté. 

Au total, trois brebis, cinq agneaux et un 9ème ovin sur le point de mettre bas ont été découverts à l'état cadavérique, dans une prairie située au Marais à l'Eau. Ce mercredi matin, la responsable de l'asbl Opale, en charge de la gestion du refuge des Collines basé à Lessines, est retournée sur les lieux sans avoir dormi de la nuit, de même que le vétérinaire dont elle attendait avec impatience le rapport d'autopsie sur les causes de ces décès qui remontent à une semaine, voire un peu plus.

 "Selon les premières constatations, ces pauvres bêtes seraient bel et bien mortes de faim et de soif. Celles-ci avaient très peu d'herbe à brouter dans leur prairie et ne disposaient que d'un abri sommaire avec très peu de paille. Selon un voisin qui venait de temps en temps leur donner à boire, l'éléveur à qui ces moutons appartenaient ne venait les nourrir en moyenne qu'une fois par mois", déplore Pascale Corbisier. 

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'auteur de ces faits inqualifiables ne serait pas originaire de l'entité. Un PV a été dressé par la zone de police des Collines et la commune compte bien engager des poursuites judiciaires à l'encontre du propriétaire pour maltraitance animale. Ce dernier serait, hélas, coutumier de tels agissements puisqu'il avait déjà fait l'objet d'une plainte au début du mois de février ayant trait à ces mêmes moutons abandonnés à leur triste sort. 

A la demande du bourgmestre, la police locale avait déjà dû se rendre, en tout début de semaine, chez un particulier qui détenait son chien dans des conditions abominables.