Lors du dernier Conseil Communal de Frasnes-lez-Anvaing, le chef de groupe du parti Horizon Citoyen, Michel Delitte avait interrogé la majorité sur le non-lieu prononcé à l'égard de Jacques Dupire. "L'éthique est une valeur primordiale en politique. Sur fonds de guerre d'ego interne à un parti, le MR réalise-t-il les dommages personnels, familiaux et professionnels causés à l'honneur et la probité de Jacques Dupire ? Est-ce normal que cela soit mis à charge du contribuable frasnois ? Pour Horizon Citoyen, la réponse est tout simplement non. Pour les membres du parti, la décision de poursuivre Jacques Dupire est de la seule responsabilité des organes de décision du MR et le parti doit assumer cette responsabilité et les coûts qui en incombent", avait déclaré Michel Delitte.

Après plusieurs semaines, le MR a souhaité répondre aux interrogations. "Monsieur Dupire a reconnu avoir rédigé plusieurs certificats médicaux sous l’en-tête et avec la signature d’un autre médecin pour permettre à certains de ses patients d’être exemptés de vote ou de voter par procuration. Le Code électoral interdit en effet à un médecin candidat aux élections de délivrer des certificats médicaux de ce type. A la lueur de ces informations, le Collège communal avait le devoir légal de saisir la Justice de cette problématique après en avoir informé le Conseil Communal", a précisé le parti à travers un communiqué.

En février 2019, le MR Frasnois écartait le médecin généraliste du parti et du conseil communal à la suite du lancement d'une instruction pénale afin de déterminer si oui ou non Jacques Dupire était coupable de faux dans l’établissement d’un certificat médical utilisé dans le cadre du vote par procuration lors des élections de 2018. Fin septembre, un non-lieu a donc été prononcé à l'égard de Jacques Dupire. Pour le MR, l'attitude de l'ancien bourgmestre ff reste inacceptable. 

"Le MR frasnois a pris connaissance de la décision de non-lieu. Ce verdict ne remet cependant pas en cause les décisions politiques prises en janvier 2019 car, si les faits établis n'ont pas donné lieu à une sanction pénale, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un manquement éthique qui n'est pas acceptable. Le MR frasnois tient à rappeler que ses élus étaient plus que jamais conscients des critiques auxquelles ils s’exposaient. Ils n’avaient cependant d’autre choix légal."