Pour rappel, le 17 février dernier, le conseiller CPAS de la commune de Frasnes-lez-Anvaing, Marian Clément avait fait l'état d'un stock de 7 millions de masques disponible auprès du ministère de la Défense. Ce dernier avait également conseillé le Président du CPAS de prendre contact avec le commandant de Province, Guy Dobbelaere afin que tous les citoyens de la commune puissent en bénéficier ainsi que les services administratifs et techniques de la commune de Frasnes-lez-Anvaing. 

Marie-Collines Leroy, Députée fédéral (Écolo) a donc interpellé Ludivine Dedonder, Ministre de la Défense, pour avoir des informations supplémentaires concernant le stock de masques. 
 
"D'après mes informations, la redistribution de ces masques devaient s'opérationnaliser via les entités fédérées et non à la seule initiative de l'un ou l'autre conseiller communal ou CPAS au courant de la disponibilité de ces masques. J'ai questionné la Ministre sur la méthode de répartition prévue pour ces 7 millions de masques. Il est clair que l'opération se déroulerait via les communautés et les régions", déclare Marie-Colline Leroy. 
 
Le retour de la Ministre  
 
Selon Ludivine Dedonder, Ministre de la Défense, des courriers avaient été envoyés aux présidents des communautés et des régions sans imposer de critères. De plus, des demandes communales avaient été introduites mais qu'elles étaient restées sans suite puisque la Défense attendait la réponse des autres niveaux de pouvoir. Toujours d'après Ludivine Dedonder, comme la distribution des masques était à présent suspendue, qu'elle pourrait éventuellement, en accord avec le gouvernement, décider de l'affection de ces masques une fois en possession des conclusions de l'étude Sciensano. 
 
"Comme je l'ai exprimé à la Ministre, ses réponses manquent malheureusement de détails sur ce qui a pu faire, qu'à un moment donné, des communes étaient informées de l'existence de ces masques et d'autres pas. J'ai rappelé toute l'importance de mener des politiques transparentes et équitables par des voies officielles qui ne laissent place à aucun doute sur notre intégrité politique. En ce qui me concerne, l'incident est clos", conclut Marie-Colline Leroy, Députée fédéral Écolo.