La nuit de vendredi à samedi, peu avant 2h, des policiers effectuant une patrouille ont été confrontés à une bagarre impliquant plusieurs dizaines d’individus sur la Grand-Place d’Ath. Des renforts avaient même été déployés sur les lieux dont les zones de Mouscron, de Tournai, des Collines, de Mons, de Sille & Dendre ou encore des unités de la police fédérale, avec plusieurs maîtres-chiens.

"Au départ, il y a manifestement eu une grosse bagarre dans un établissement de la Grand-Place, et elle s’est poursuivie à l’extérieur en impliquant un grand nombre d’individus. La plupart des protagonistes sont des individus de la région; certains sont issus de la mouvance de bandes criminelles liées aux milieux de motards", avait indiqué Frédéric Pettiaux, le commissaire divisionnaire, chef de la zone de police d’Ath.

Face à cet incident, le bourgmestre de la Cité des Géants, Bruno Lefebvre a pris différentes mesures. "Nous n’allons pas laisser les choses en l’état; voilà une quinzaine de jours, des rixes avaient aussi éclaté du côté de l’Esplanade et il y a sans doute des liens entre ces événements".

Pour réprimer les atteintes à la tranquillité publique, le mayeur a pris des arrêtés de police comportant une "interdiction de lieu" à l’égard de trois individus identifiés durant cette bagarre et qui sont par ailleurs, connus des services de police. Bruno Lefebvre a également pris un arrêté ordonnant la fermeture, pour neuf jours, de l'établissement l'Havana où la bagarre s'est déclenchée.

Le gérant de l'Havana, Frédéric Peltier, assure quant à lui, que les personnes impliquées n'appartiennent pas à des bandes criminelles. "C'est la première fois que nous sommes confrontés à une bagarre aussi importante. Le conflit a débuté à l'intérieur de l'établissement entre 4 ou 5 personnes lambdas au sujet d'histoires de couples. Comme tous les week-ends, il y avait énormément de monde sur la Grand-Place. A l'arrivée, des combis de police, cela a attiré beaucoup de personnes qui n'avaient rien à voir avec l'histoire. Malheureusement, les choses se sont envenimées et ont pris des proportions énormes", explique Frédéric. 

"C'est un coup dur pour moi"

A ce jour, une enquête est actuellement en cours. Frédéric Peltier a donné sa version des faits auprès des services de police et attend impatiemment de pouvoir rouvrir le 22 mars. Pour lui, la sanction est loin d'être justifiée. "Aujourd'hui, je me considère comme une victime dans cette histoire. Après le coronavirus, c'est un nouveau coup dur. Au quotidien, nous travaillons pour que tout se passe bien au sein de l'Havana. De plus, notre clientèle est loin d'être des malfrats. Pour ma part, cette histoire donne une mauvaise image de l'établissement alors que c'est un lieu chaleureux", conclut Frédéric Peltier.