Un acte crapuleux! Ces mots venant de la bouche du bourgmestre de Chièvres ne sont pas trop forts pour qualifier les actes de vandalisme dont une chapelle située sur le territoire de Grosage, à été la cible durant le long week-end pascal.

Bordant une petite route de campagne au milieu des champs, dans le prolongement de la rue des Héros de Roumont, celle-ci a été saccagée dans la nuit de dimanche à lundi, probablement par plusieurs individus au regard des moyens employés et des dommages occasionnés à ce monument religieux. 

Les auteurs ont arraché et emporté la grille protégeant l’accès à cette chapelle dédié à Notre-Dame de Lourdes. Tout indique que ces derniers ont eu recours à un engin lourd pour parvenir à leurs fins. Les dégâts sont, en effet, considérables puisque que la façade de ce lieu de culte s’est littéralement effondrée comme en témoigne l’amas de briques jonchant le sol au pied de cette celle-ci.

Ce n’est pas la première fois, hélas, que cette chapelle subit des actes de vandalisme en plus des outrages du temps. L’an dernier, celle-ci avait terriblement souffert des intempéries. Une violente tempête avait soulevé sa toiture en zinc qui fut rapidement dérobée par des voleurs de métaux. Peux-être les mêmes que ceux qui ont agi voici quelques jours. 

Ainsi, quelques années après sa restauration en 2006 par une habitante du village, des inconnus n’avaient pas hésité à détruire les statues se trouvant sur l’autel à l'intérieur de la chapelle. Inutile de dire que ces nouvelles dégradations volontaires ont suscité beaucoup d’émotion et d’indignation parmi la population locale, y compris sur les réseaux sociaux.

“Bien que ce bien ne soit pas classé, sa valeur est sentimentale pour les villageois et il fait partie du patrimoine commun bien au delà des convictions religieuses”, commente le bourgmestre Claudy Demarez (MR). 

Autant de bonnes raisons qui ont poussé la commune à déposé plainte auprès de la zone de police Sylle et Dendre. Celle-ci s'est rendue sur place pour constater ces tristes (mé)faits et une enquête est en cours. Encore plus fragilisée qu'elle ne l'était depuis les grands vents auxquels elle fut soumise début 2020, cette pauvre chapelle a été sécurisée par des barrières en attendant d'éventuels travaux de restauration. Tel est en tout cas le souhait des villageois mais aussi de sa propriétaire qui s'est entretenue à ce sujet avec les autorités communales.