Cela fait plusieurs années que Jennifer a créé Lunatique Danse. Elle y donne des cours aux enfants dès l'âge de deux ans et demi jusqu'aux dames ayant plus de soixante ans. La professeur est une vraie acharnée qui partage sa passion avec les autres. À travers ses cours, elle souhaite que les femmes développent leur créativité et s'amusent.

À la suite des nouvelles mesures sanitaires, les jeunes de douze à dix-huit ans pourront participer à une activité mais seulement en extérieur. La jeune femme pourrait donc reprendre ses cours de danse avec cette tranche d'âge. Cependant, pour elle, c'est inenvisageable pour le moment. "Faire des cours de danse à l'extérieur, c'est impossible pour l'instant. Peut-être plus tard, lorsque la météo le permettra", déclare Jennifer Gyselinck. 

En effet, il est compliqué de s'adapter aux nouvelles mesures prises par le gouvernement. Et, il est même parfois difficile de s'y retrouver. Ces changements perturbent les adultes mais également, les enfants. " C'est peu clair. Heureusement, j'ai des personnes référentes à qui je peux téléphoner afin de m'éclairer. De plus, c'est difficile pour les jeunes. Certains enfants ne comprennent pas pourquoi ils peuvent venir et pas leur sœur. Cette situation m'attriste."

Des jeunes impactés

Bien entendu, cette situation ne favorise pas le bien-être des jeunes. Lors du premier confinement, Jennifer avait mis en ligne des vidéos afin que certaines élèves continuent de pratiquer la danse. Cependant, cette technique n'a pas remplacé les cours de danse habituels.

"Il n'y a pas eu d'engouement. Le fait de travailler en vidéo n'apportait rien. On ne retrouvait pas ce contact. Les cours manquent à beaucoup de jeunes femmes. Car, pour elles, la danse est leur seule échappatoire. Parallèlement aux cours de danse, je suis enseignante et je côtoie des enfants de primaire et de secondaire. Chez les petits, on ressent que quelque chose ne va pas. Et les adolescents ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas faire certaines choses. Une bulle anxiogène se crée, petit à petit, chez les jeunes générations", précise la professeur.

Malgré la situation, Jennifer reste sereine et continue de penser à différents projets. "Chaque année, on met en place un gala. Je pense que pour cette année, il est cuit. Mais, je reste positive et je n'abandonne pas mes futurs projets", conclut Jennifer Gyselinck.