Comme nous l’avons évoqué dans une récente édition, l’office du tourisme de Lessines n’est désormais plus maître de sa destinée. Le sort de l’ASBL qui en assure la gestion dépend à présent du collège communal qui vient de dénoncer la convention liant celle-ci à la Ville depuis 25 ans et qui permet à l’OT d’occuper le site de l’hôpital Notre-Dame à la Rose.

Dans la foulée, les élus de la majorité PS-MR-CDH ont annoncé leur intention de démissionner du conseil d’administration au sein duquel ils siègent. L’opposition Soci@libre s’est abstenue sur ce point mis à l’ordre du jour du dernier conseil communal par l’équipe au pouvoir.

"Cette décision a pour conséquence une rupture unilatérale de financement de l’hôpital Notre-Dame à la Rose" , déplore Isabelle Privé qui représente son groupe politique au sein du conseil d’administration de l’OT depuis le début de cette législature.

Cette dernière était présente à l’assemblée générale extraordinaire de l’ASBL au cours de laquelle les administrateurs du secteur privé ont rejeté la modification des statuts soumise au vote par les représentants des trois familles politiques dirigeant la cité de Magritte dont le bourgmestre.

Pour Isabelle Privé qui s’est abstenue, l’ASBL garde toute sa raison d’exister avec une juste répartition entre le public et le privé au sein des organes décisionnels. L’ex-échevine ne nie pas, en revanche, que des problèmes de fonctionnement interne ont conduit à une situation financière déficitaire.

Comme d’autres mandataires, elle attend avec impatience le rapport de l’audit commandité par la Fédération Wallonie-Bruxelles ayant octroyé une subvention complémentaire de 100 000 € à l’OT à une époque où le navire était sur le point de couler.

Notre interlocutrice ne peut néanmoins s’empêcher de s’inquiéter pour l’avenir de l’institution (et de son personnel) qui dispose d’un délai de 12 mois pour quitter le site du musée hospitalier.

"Le bourgmestre et sa majorité doivent assumer leurs responsabilités comme organisme de tutelle dans la gestion passée de cette ASBL. C’est trop facile et démagogique de pointer uniquement la responsabilité des administrateurs du secteur privé", juge-t-elle.

"Dorénavant, qui pilotera le conseil d’administration de l’OT pour acter les démissions et décider de sa dissolution ? Et comment sera financé le fonctionnement du musée hospitalier depuis que le collège a décidé de suspendre les paiements ainsi que la subvention communale. Et comment sera payé le personnel ?", s’interroge encore la conseillère Soci@libre en espérant obtenir rapidement des réponses à ses questions.

Bruno Deheneffe