Michel Delitte est décidément très soucieux de la santé des habitants de l’entité de Frasnes-lez-Anvaing, ce qui est tout à son honneur.

Après avoir interpellé à maintes reprises le collège communal sur la potentielle nocivité des billes en caoutchouc du nouveau terrain synthétique de rugby, des analyses complémentaires sont en cours pour voir si leur remplacement par un matériau de lestage plus écologique se justifie ou pas, le chef de file de l’opposition Horizon Citoyen ne voit pas d’un bon œil l’arrivée de la 5G sur le territoire frasnois.

Pour rappel, un opérateur de télécommunications, Proximus pour ne pas le citer, s’est offert un joli coup de pub en annonçant des communes tests pour le développement de la 5G.

"Parmi celles-ci figurent, en Wallonie, Frasnes et Charleroi, aucune en région bruxelloise tandis qu’une quarantaine de communes sont déjà couvertes en Flandre", croit savoir Michel Delitte qui fait référence à un article publié récemment sur le site internet de nos confrères de la RTBF.

Pas de 5G à l’heure actuelle

"Il m’a toujours été répondu qu’il n’y avait pas de 5G sur Frasnes. S’il s’agit d’une 5G light, celle-ci a-t-elle été activée sur notre entité ? Si oui, pourriez-vous nous indiquer les lieux où se trouvent les antennes-relais ? Une demande de permis de l’opérateur a-t-elle été transmise au collège ?" Autant de questions qui taraudent Michel Delitte.

Vu les conséquences potentielles de cette technologie sur le plan de la santé publique, HC demande aux autorités locales d’entreprendre une démarche auprès de la Région wallonne afin qu’elle lance un moratoire sur le déploiement de la 5G tout en gelant celui-ci dans l’attente des avis du monde scientifique et médical.

De son côté, la bourgmestre répète qu’il n’y a pas de 5G à l’heure actuelle dans son fief des Collines.

"Il s’agit d’une fausse 5G qui se développe uniquement sur les réseaux 2G et 3G déjà existants. Il n’y a donc pas d’augmentation de la puissance des fréquences, ni d’installation de nouvelles antennes pour lesquelles une demande de permis serait dans ce cas-là obligatoire", insiste la bourgmestre Carine De Saint-Martin (MR).

Pour cette dernière, le débat n’a dès lors pas lieu d’être même si la première dame de l’entité ne cache pas que beaucoup de Frasnois se plaignent de la mauvaise qualité du réseau de téléphonie mobile sur l’entité, plus encore depuis que la crise sanitaire contribue plus que jamais à l’essor du télétravail.

"Le collège se préoccupe tout autant de la santé de ses concitoyens mais aussi de l’impact environnemental et énergétique des nouvelles technologies. Toute demande future de développement de la 5G sur le territoire frasnois sera étudiée avec la précaution et la rigueur nécessaires", ajoute-t-elle.